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Régions anglophones du Cameroun: journée de contestation marquée par des heurts

Situation tendue ce dimanche 1er octobre dans les régions anglophones du Cameroun. Les séparatistes avaient annoncé que leurs partisans entendaient faire de ce dimanche le jour de la proclamation de leur « indépendance », alors qu'ils protestent depuis un an contre leur « marginalisation » dans la société camerounaise.

Des heurts ont éclaté avec les forces de l'ordre dans plusieurs localités des régions anglophones. Il est question de plusieurs morts mais impossible pour le moment de vérifier l’information.

Pour les manifestants indépendantistes, la tâche a été loin d’être simple. Il leur a fallu jouer de ruse quasiment toute la journée pour contourner l’impressionnant dispositif sécuritaire qui ceinturait les deux régions du Sud-Ouest et du Nord-Ouest.

Ils ont dans certains cas affronté de face les forces de sécurité, tenté de briser des barrages de police, notamment dans le Sud-Ouest à un poste de péage à l’entrée de la ville de Limbé, où un face-à-face tendu a été observé. Les plus téméraires, selon des témoignages concordants, auraient même attaqué des brigades de gendarmerie.

L’objet de toute cette détermination ? Leur volonté de hisser sur certaines places publiques le drapeau bleu et blanc de l’Etat imaginaire de l’Ambazonie, dont ils se réclament désormais. Dans les rues, ils ont défilé par centaines, dansant et chantant à la gloire de cet Etat.

Bilan incertain

Le bilan de ces échauffourées n’a pas été clairement établi. Plusieurs photos de personnes décédées ont été diffusées sur les réseaux sociaux, sans que l’on ne sache pour autant les lieux et circonstances exactes de leur décès.

Silencieux depuis ce regain de tensions, le président Paul Biya a finalement fait une sortie remarquée à travers sa page Facebook officielle. Il y a condamné en fin d’après-midi les violences « d’où qu’elles viennent » et a invité à « un dialogue serein pour trouver des solutions durables ».

Le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Issa Bakary Tchiroma, a expliqué que les forces de sécurité avaient reçu pour consigne de faire preuve de retenue. « Le gouvernement ne fera pas usage de la violence, aussi longtemps qu’il n’y aura pas de véritable menace aux édifices publics, aux symboles de la nation, a-t-il confié à France 24. Et quand bien même il y aurait ces choses-là, nos forces de l’ordre ont reçu comme instruction de rester stoïques et de s’abstenir de faire usage des armes à feu. »

Situation à Buéa

Des incidents ont notamment éclaté dans la ville de Buéa, le chef-lieu de la région du Sud-Ouest, au pied du Mont Cameroun. Dès le matin, les forces de sécurité ont pris position aux carrefours de la ville. Une forte présence militaire, renforcée par la surveillance dans le ciel de plusieurs hélicoptères qui tournaient au-dessus du centre-ville et du quartier de Malingo.

Puis des groupes de manifestants se sont montrés, le drapeau de l'indépendance entre les mains. Un témoin les décrit. « Ils chantaient. Ils disaient "Biya doit nous libérer, Biya doit nous libérer, l'Ambazonia doit être libérée". Voilà le type de slogans qu'ils chantaient, décrit un témoin. Et puis ils essayaient surtout de hisser le drapeau indépendantiste. Devant le Parlement, ils ont réussi et ils ont presque réussi au gouvernorat, mais ils ont été immédiatement interceptés par les soldats. »

Affrontements sporadiques

Dans l'après-midi, des affrontements sporadiques ont été entendus en plusieurs endroits de Buéa. Des tirs de gaz lacrymogènes et des tirs d'intimidation, jusqu'en fin d'après-midi. Un calme précaire est revenu avec la nuit tombée. Mais la situation était toujours très tendue.

« Il est impossible de circuler, même avec une carte d'identité, ça fait plusieurs jours que ça dure. Le risque est de se faire arrêter. Ce soir, il y a des rumeurs selon lesquelles la police va procéder à des perquisitions à domicile pour arrêter les gens impliqués dans les manifestations. »

D'après les témoins, les habitants qui n'avaient pas quitté la ville sont restés terrés chez eux.

Source : RFI

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