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Grogne étudiante au Niger: le ministre de l'Enseignement supérieur remplacé

Voilà qui pourrait apaiser la situation dans les universités au Niger. Après des manifestations qui ont fait un mort la semaine dernière, le boycott des cours par les étudiants en colère, le ministre de l'Enseignement supérieur a été remplacé, ce mercredi 19 avril.

Un « remaniement technique », disent les autorités. Il s'agit en fait d'un échange de portefeuilles entre Mohamed Ben Omar et le désormais ex-ministre de l'Emploi Yaoussa Sadissou.

Après le départ du ministre de l’Enseignement supérieur, Mohamed Ben Omar, le gouvernement vient de donner des gages pour décrisper la situation de la crise universitaire.

Selon le secrétaire général du gouvernement, Gandou Zankara, cela dénote de la volonté du chef de l’Etat de ramener la sérénité dans le secteur de l’Enseignement supérieur. Même s’il ne le dit pas clairement, le gouvernement vient de reconnaître humblement qu’il y a eu des incidents de maintien de l’ordre sur le campus universitaire et qu’il fallait réparer les dégâts.

En trois heures le sort du campus a été scellé, indique à RFI une source bien informée : intervention musclée, violations des franchises universitaires et fermeture du campus. Ben Omar et le gouverneur de la région de Niamey, Hamidou Garba, étaient à la manœuvre.

Issoufou à la manoeuvre

En rencontrant le 15 avril une délégation du comité directeur de l’Union des scolaires nigériens (USN), le président Mahamadou Issoufou a décidé de prendre le taureau par les cornes pour régler cette question.

Dans la foulée, plusieurs mesures ont été prises : libération de 87 étudiants, arrestation de trois policiers, réouverture du campus universitaire et, avec un bonus, le départ du ministre des tutelles Ben Omar, une exigence des étudiants.

Cette décision ouvre les portes au dialogue, a réagi Sita Diabiri, le secrétaire de l’Union des étudiants nigériens à l’université de Niamey (UENUN) : « Si le gouvernement nous donne des garanties qu’une commission d’enquête indépendante sera mise en place, alors il n’y aura aucun problème pour la reprise des cours » mais il attend des « éléments concrets » pour « regagner les chemins de la fac ».

Il prévient : cette enquête, notamment sur la mort de l'étudiant Mala Bagalé décédé lors des manifestations, est la condition sine qua non. « Nous n’allons plus nous contenter des petites promesses. Parce qu’il faut le rappeler, en 90, en 94, tout comme en 2011 où le régime a assassiné un autre étudiant, il y avait eu des commissions qui avaient été mises en place mais qui n’ont jamais donné suite. Cette fois-ci je le dis avec beaucoup plus de détermination, d’engagement, de conviction : le crime contre notre camarade ne restera pas impuni. »

Source : RFI

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