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Pisciculture : L’usine d’aliment poisson renforce le parc industriel

Cette unité d’une capacité de 30.000 tonnes d’aliments poisson par an réduira les coûts et le temps de production pour les pisciculteurs. Les adeptes de l’aquaculture vont pousser à juste raison un ouf de soulagement.

Ils n’auront certainement plus de gros soucis à se faire pour se procurer de l’aliment poisson qui sera désormais à portée de mains. La Commune rurale de Mountougoula est heureuse d’abriter un joyau industriel à la faveur de l’inauguration hier à Dialakorobougou par le ministre de l’Agriculture, de l’élevage et de la Pêche, Mahmoud Ould Mohamed de cette infrastructure. Le ministre était entouré pour la circonstance de ses collègues de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Mohamed Salia Touré, de l’Industrie, du Commerce et de la Promotion des investissements, Harouna Niang et du ministre commissaire à la sécurité alimentaire, Redouane Ag Mohamed Ali.

Unique dans la sous-région à cause de sa capacité de production qui atteint 3 à 4 tonnes d’aliment par heure, la nouvelle fabrique d’aliment poisson dénommée «Sambalagnon» constitue l’aboutissement de plusieurs années d’efforts d’un opérateur privé, Boubacar Diallo. Promoteur de la ferme piscicole, ce Malien dispose d’une écloserie et importe depuis plusieurs années tout l’aliment poisson nécessaire aux besoins de cette unité à partir du Ghana. C’est pourquoi, il a pris l’initiative de créer une unité industrielle de production d’aliment poisson au Mali. Avec comme matières premières nos produits agricoles. L’objectif étant de produire à partir des produits locaux maliens toute une gamme d’aliment poisson flottant performant pour la pisciculture et à coût abordable pour nos pisciculteurs.

Le coût total de l’investissement s’élève à 3,185 milliards de Fcfa, dont 685 millions à travers le Projet de développement des compétences et emploi des jeunes (Procej), soit 185 millions de Fcfa de subvention et 500 millions de fonds garanti par la Banque malienne de solidarité (BMS S.A). L’usine emploiera 20 travailleurs permanents et créera plusieurs emplois temporaires.

Pour Boubacar Diallo, il s’agit d’une modeste contribution au développement du sous-secteur de la pêche et de l’aquaculture. Il a renouvelé ses sincères remerciements à l’endroit des ministres de l’Agriculture, de l’élevage et de la Pêche, de l’Industrie, du Commerce, et de l’Emploie et de la Formation professionnelle pour leur accompagnement et leurs appuis multiformes. Il a sollicité encore une fois leur soutien pour permettre à cette unité de bien fonctionner et d’être prise en compte dans les commandes publiques pour la satisfaction des besoins des acteurs de la filière pêche et aquaculture. Le promoteur de Sambalagnon n’a pas manqué de saluer la BMS pour son assistance.

Le patron de cette structure financière a, lui, exprimé sa satisfaction d’être associé à cet événement et assuré de la disponibilité de la BMS. «La ferme piscicole est un client historique, un partenaire assidu c’est pourquoi nous avons bien voulu accompagner cet investissement important», a justifié Aliou Coulibaly.

Le chef du département en charge de la Pêche a souligné que la construction de cette usine d’une capacité de 30.000 tonnes d’aliment poisson par an et 5.000 tonnes dès 2021, permettra de transformer l’aliment brut du poisson notamment le maïs, le son de céréale, le tourteau de coton en aliment extrudé, le rendant ainsi plus nutritif pour les poissons. Cet aliment extrudé, a-t-il expliqué, à la différence de l’aliment brut, flotte sur l’eau. Il permet ainsi aux pisciculteurs de faire une économie de 25% d’aliment utilisé par jour pour nourrir les poissons et présente un avantage considérable en matière de préservation de la qualité de l’eau. Car, ce type d’aliment pollue moins l’eau du bassin et améliore la productivité.

à cet égard Mahmoud Ould Mohamed a formé le vœu que tous les pisciculteurs puissent bénéficier de cet aliment afin de voir leurs coûts et leur temps de production réduits et permettre ainsi à la population de consommer du poisson à moindre frais. Par ailleurs, il a expliqué que le développement du secteur agricole que le gouvernement de la Transition ambitionne pour le pays, est celui dans lequel le secteur privé joue un rôle prépondérant dans la transformation de la production agricole, la création de richesses et l’amélioration des conditions de vie de nos concitoyens dans la paix et la sécurité. Cette implication du secteur privé dans la création de richesses passe par la construction d’unités industrielles pour la valorisation de notre production agricole. Pour lui, en plus d’être le fruit d’une coopération gagnant-gagnant qui caractérise les relations entre l’état et le secteur privé, cette usine est un exemple concret de la volonté des plus hautes autorités et du secteur bancaire d’accompagner l’industrialisation dans notre pays. «La production de cette usine permettra de résoudre le problème de l’importation de l’aliment poisson à coûts de devises et grève le coût de la production aquacole au Mali», a dit le ministre Mahmoud Ould Mohamed.

Au nom du président de la Transition, il a remercié le promoteur Boubacar Diallo et tous les partenaires techniques et financiers, dont la participation a permis la réalisation de cette nouvelle unité industrielle. Il s’est également engagé solennellement, au nom de ses collègues du gouvernement, à ne ménager aucun effort pour accompagner le promoteur. Avant d’inviter les pisciculteurs et les acteurs de la filière poisson à être les premiers protecteurs de ce joyau.

Le ministre de l’Industrie a exprimé sa joie suite à l’inauguration de ce joyau qui s’ajoute au parc industriel. «Quelle joie ! Car, elle vient renforcer un grand besoin. En tant qu’entrepreneur Boubacar Diallo a pris le risque de s’investir dans un domaine très important pour l’économie», a loué Harouna Niang. Soulignant que la présence de quatre ministres du gouvernement de Transition à cette cérémonie est un signal fort pour le secteur privé, a-t-il assuré. Le ministre Mohamed Salia Touré, quant à lui, a souligné que la cérémonie s’inscrit dans le cadre du Partenariat public-privé pour la promotion de l’entrepreneuriat, contribuant ainsi à la création d’emplois pour les populations notamment les jeunes. Il a expliqué que dans le cadre du Projet de développement des compétences, une sous-composante dénommée «Appui aux PME», a été retenue. Dans la première phase du Projet, a souligné le ministre Touré, le Comité national d’approbation n’a retenu que 24 projets pour un financement de plus de 1,9 milliard de Fcfa. La ferme piscicole de Boubacar Diallo en a fait partie, s’est réjoui le ministre Touré qui a félicité le promoteur.

Aminata Dindi SISSOKO

Source : l’Essor

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