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Pour leurs primes et indemnités : Les surveillants de prison sur le pied de guerre

Certaines dispositions du statut portant des fonctionnaires du cadre de la surveillance des services pénitentiaires et de l’éducation surveillée (loi n°2016-031 du 7 juillet 2016) connaissent de retard dans l’application.

Il s’agit des primes de fonction spéciale et des indemnités de responsabilité et de représentation.

Le climat social est très tendu entre la Section syndicale des surveillants de prison (SSSP)  et le gouvernement. La cause ? Le retard dans l’application de certaines dispositions du statut des fonctionnaires du cadre de la surveillance des services pénitentiaires et de l’éducation surveillée visant à améliorer leurs conditions de vie et de travail.

Tout est partie lorsque le département de la Justice a initié un statut des fonctionnaires du cadre des services pénitentiaires et de l’éducation surveillée. L’incidence financière de ce projet s’élève à plus de 2 milliards : 1,5 milliard pour les primes et 1,2 milliard pour les indemnités.

“Nous sommes une force de sécurité à part. L’Etat doit nous donner des indemnités et primes comme les autres corps, car nous sommes plus en danger que les autres”, se défend le secrétaire  général de la SSSP, Brahima Sogodogo.

Selon le secrétaire général, le gouvernement ne mesure pas la gravité du risque auquel les surveillants de prison sont exposés. “Mais nous allons continuer à nous battre jusqu’à la satisfaction de nos doléances pour le bonheur des surveillants des services pénitentiaires et de l’éducation surveillée”, promet-il.

La Centrale démocratique des travailleurs du Mali (CDTM), le Syndicat national des travailleurs des administrations publiques (Syntap) et la SSSP ne réclament que l’application des textes et conventions internationales ratifiés par le gouvernement. “Certains, profondément meurtris, en ont même fini par devenir silencieux à force de crier leur détresse face au refus du ministre Cissé. En droit, la capacité d’une personne est son aptitude à exercer ses droits et obligations. La capacité juridique englobe la capacité d’exercice et la capacité de jouissance. Faisant fi de ses missions, le ministre s’est donné à un renvoie de cette décision…”

Contacté, un conseiller technique au ministère de la Justice, Mathieu Traoré, se dit très inquiet de la situation. “Nous avons fait tout ce qui est en notre pouvoir pour que les surveillants de prison puissent bénéficier de ce statut. Et nous allons continuer le dialogue avec le ministre Boubou Cissé pour éviter une éventuelle de crise. Notre pays souffre depuis un moment. Il est vraiment grand temps qu’on fait face aux problèmes de la population”, argumente-t-il.

Adama Diabaté

Source : L'Indicateur du Renouveau 11 Avr 2018

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