Vendredi 23 Juin 2017

Nous suivre

C'est Qui Ça ?

GAG

Image marquante

Coopération Mali – Suisse : 60 Milliards de FCFA sur une Période de 4 ans

De 2017 à 2020, la Suisse mobilisera un budget annuel de 12 milliards de Fcfa dans le cadre de sa nouvelle stratégie d’intervention dans notre pays

Mettre les journalistes au parfum de la nouvelle stratégie de coopération suisse au Mali. C’était l’objet de la conférence de presse organisée mercredi, par le bureau de la coopération suisse dans notre pays. Le point de presse, co-animé par le directeur général du développement et de la coopération suisse, l’ambassadeur Manuel Sager et la directrice résidente de la coopération suisse, Béatrice Meyer, a également enregistré la présence de plusieurs membres du staff de la coopération helvétique au Mali.

L’exercice est intervenu quelques instants après la clôture des rencontres partenariales entre experts suisses et maliens. Selon la représentation diplomatique helvétique, ces rencontres ont permis d’évoquer le bilan 2012-2016 de l’intervention suisse au Mali avant de planter le décor de la nouvelle stratégie 2017-2020.

Dans le fragile contexte engendré par la crise de 2012, les responsables de la coopération suisse se sont réjouis des résultats atteints grâce à l’engagement flexible de leur pays qui a su adapter son intervention aux évolutions de la situation. La Suisse a contribué à l’effort collectif en faveur du développement durable du pays. C’est ainsi que ses zones d’intervention ont connu une augmentation des récoltes de l’ordre de 20%. Dans le domaine de l’éducation, une centaine de jeunes talibés sortant de l’école coranique ont reçu des formations pour leur insertion professionnelle, 300 comités de gestion scolaire ont été renforcés, 120 centres de scolarisation accélérée ont été mises en place dans les zones affectées par la crise. Cet engagement sera renforcé avec plus d’implication dans les régions prioritaires de Tombouctou, Mopti et Sikasso.

La mise en œuvre de la nouvelle stratégie de coopération se base sur une action intégrée des différents instruments de la politique étrangère suisse qui tourne autour de la coopération au développement, l’aide humanitaire et la politique de paix. Aux domaines d’interventions existants seront greffées d’autres priorités nées ou préventives de la crise. Ainsi, le secteur du développement rural va s’élargir à la sécurité alimentaire, du fait qu’environ un quart de la population se trouve en situation d’insécurité alimentaire chronique. Quant au volet de l’éducation de base, il prendra en compte la formation professionnelle pour adapter les offres de formation aux besoins du marché de l’emploi et à l’amélioration de la qualité des enseignements. La gouvernance, elle, comprendra les exigences de paix et de cohésion sociale pour renforcer une société malienne capable de construire un vivre ensemble, dans le cadre d’un dialogue national inclusif, piloté par des institutions légitimes.

Pour les quatre prochaines années, la Suisse mobilisera un budget annuel de 12 milliards de Fcfa dans le cadre de l’enveloppe budgétaire générale prévue pour la période 2017-2020 qui est d’environ 60 milliards de Fcfa.

Les responsables de la coopération suisse ont reconnu et déploré le peu de visibilité des interventions de leur pays au Mali. Mais ils l’expliquent par le fait que la Suisse travaille avec des partenaires locaux qui sont, le plus souvent, les exécutants directs des projets. Mais elle entend dorénavant éplucher des voies et moyens pour accentuer la communication à ce niveau. Et les journalistes sur place ont été sollicités pour leur accompagnement.

L. ALMOULOUD

Source : L'Essor 10/03/17

Commentez avec facebook

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

Coup de gueule

Kiè Jean Marie Sanou à propos du projet de révision constitutionnelle : « Votons non contre le suicide! »

Cette révision est antidémocratique et elle ne servira qu’à renforcer le pouvoir du président en place. Comme on le sait, elle prévoit la création d'un Sénat, dont le 1/3 des membres sera nommé par le président de la République. Avoir la majorité au Sénat et avoir la majorité à l'Assemblée Nationale c'est avoir tout le pouvoir de faire ce qu'on veut quand on veut, sans avoir à rendre compte à qui que ce soit.

Un piège dangereux car désormais c'est le président de la République qui nommera le président de la cour constitutionnelle devant qui il prêtera serment (avant c'était devant la cour suprême). En Afrique surtout au Mali lorsque tu nommes quelqu'un il devient ton obligé du coup il ne peut plus rien te refuser.

Votez oui c'est trahir nos enfants !!!

Kiè Jean Marie Sanou

Blog

Hawa Dème, à propos du projet de révision constitutionnelle au Mali : « Réviser la Constitution est dangereux, nauséabond et suspect »

Le moins que l'on puisse dire, c'est que le projet de révision de la constitution du Mali fait débat. Le texte a suscité l'indignation générale. A l'intérieur comme dans la diaspora, la résistance s'organise sur le terrain, mais aussi dans la plume

Lire la suite

Ecoutez

 

Mamane
Chronique de Mamane
RFI

Président-Fondateur ne prendra pas de vacances

22 Juin


Juan Gomez
Appels sur l'actualité

 

RFI

[Vos réactions] Thomas Sankara : le mystère demeure

22 Juin

© Dépêches du Mali 2012 - 2017