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La fermeture des espaces de loisirs faisait partie des mesures prises pour stopper la propagation du coronavirus.

Les organisations faîtières des artistes estiment que l’arrêt des activités a occasionné un manque à gagner de 35 milliards de Fcfa.

Le gouvernement a autorisé hier la réouverture des infrastructures culturelles, tout en demandant aux acteurs de veiller au strict respect des mesures barrières de prévention contre la Covid-19 recommandées par le comité scientifique. Cette décision du gouvernement avait été précédée par une assemblée générale de la Fédération des artistes du Mali (Fedama) et de l’Union des associations des artistes, des producteurs et des éditeurs du Mali (Uaaprem) tenue, mercredi dernier, sur la place du Cinquantenaire justement à propos de la reprise des activités.

Il faut rappeler que les bars, restaurants, boîtes de nuit et autres espaces de loisirs ont été fermés en mars dernier par le gouvernement dans le cadre de la lutte contre la pandémie.

La rencontre était co-animée par les présidents des associations respectives, Alioune Ifra N’Diaye et M’baye Boubacar Diarra, en présence des membres et sympathisants des deux organisations des artistes. Des animateurs, des rappeurs, des slameurs, des griots, des managers, des peintres, des instrumentistes, des promoteurs de spectacle, des photographes, des comédiens, des tourneurs, des opérateurs culturels et d’autres acteurs ont répondu présents à cette réunion.

Alioune Ifra N’diaye avait expliqué les différentes démarches entreprises auprès des autorités pour la levée des mesures restrictives et la demande d’un fonds de démarrage des activités culturelles.

Les artistes s’emploient à faire redémarrer le secteur culturel après une longue cessation d’activités

L’annulation des activités artistiques et culturelles (festivals, concerts, contrat de prestations, productions, diffusions) pendant près de 6 mois a occasionné un manque à gagner de 35 milliards de Fcfa pour les artistes, a-t-il indiqué.

La Fedama et l’Uaaprem se donnent la main pour un objectif commun. À cet effet, le président de la Fedama dira que les deux organisations faîtières sont en train de mettre en place le Conseil national des arts et de la culture pour mieux organiser le secteur. Cette instance sera constituée de tous les corps du secteur des arts et de la culture.

Son objectif est de mettre en place un mécanisme permettant aux artistes de vivre de leurs productions et d’avoir une assurance maladie ainsi qu’une retraite assurée, a expliqué Ifra N’Diaye.

Son collègue de l’Uaaprem a soutenu que les artistes sont conscients de la situation que traverse notre pays. Il a aussi rappelé que son organisation a conçu des programmes de sensibilisation et de communication pour accompagner les efforts des autorités dans la lutte contre la pandémie.

«Nous ne comprenons pas la décision d’ouverture des frontières, la reprise des activités sportives et la réouverture du Parc national au public sans lever les restrictions qui frappent le secteur des artistes», a souligné M’baye Boubacar Diarra qui a également évoqué les difficultés communicationnelles entre les organisations faîtières et les autorités.

«Après plusieurs correspondances sans suite, nous avons décidé de rencontrer le Premier ministre, Dr Boubou Cissé, pour qu’il mette un terme au calvaire des artistes, mais surtout le solliciter pour une subvention d’environ 5 milliards de Fcfa. Le président Uaaprem a expliqué que ce fonds permettra au secteur culturel de démarrer après une période d’hibernation», a-t-il déclaré.

Quant aux questions de mécanismes d’urgence, de reconstruction et de redémarrage du secteur culturel, M’baye Boubacar Diarra a rassuré que les discussions se poursuivront une fois que le pays se stabilisera.

Il faut noter que les mesures restrictives ont pesé financièrement sur les artistes qui n’ont pas hésité à exprimer leur ras-le-bol. Par ailleurs, certains d’entre eux ont soutenu que la corporation n’est pas considérée dans notre pays. D’autres ont simplement interpellé le département de la Culture à agir afin d’amener le secteur à jouer les premiers rôles dans le développement socio-économique du pays.

Amadou SOW

Source : l’Essor

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