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Bamako : Malgré la COVID-19, la tabaski ne perd pas son engouement

Des mômes se baladaient dans les rues de la capitale sans masque. Ils ont complètement ignoré les gestes barrières, s’exposant du coup à une éventuelle contamination au coronavirus

La Tabaski, une des fêtes musulmanes les plus importantes, a été célébrée vendredi dernier dans un contexte de pandémie du coronavirus. Des cohortes de jeunes enfants, endimanchés, se baladaient ensemble dans les rues. Ceux qui portent des masques se comptent sur les doigts d’une main. Tous font le porte-à-porte pour sacrifier à un rituel bien connu de chez nous (la présentation des vœux pour l’Aïd al-adha).

Une foule des grands jours se mobilise entre prière à la mosquée et visite dans les familles pour partager des grillades et autres plats succulents. Cette année, un accent particulier aurait dû être mis sur la communication sur la Covid-19 pour amener nos compatriotes à inculquer davantage le réflexe de la prévention chez les tout petits en vue de circonscrire les éventuels risques de contamination.

En tout cas, une certaine facilité semble avoir pris le dessus sur la pandémie qui, de nos jours, crée la psychose à l’échelle planétaire du fait de ses nombreuses victimes dans les pays occidentaux. Ceux-ci ont vraiment payé un lourd tribut à la Covid-19.

Dans notre pays, les gens commencent à dominer leur peur au point de s’exposer à une éventuelle contamination á la maladie. Il suffisait de faire un tour dans la capitale, le jour de l’Aïd el-kébir, pour s’en convaincre. Des rires innocents le disputent parfois à des pleurs de mômes. Dans ce tohu-bouhu, il était facile de constater que les enfants n’observaient pas les mesures barrières, notamment le port du masque, le lavage des mains au savon ou leur désinfection au gel hydroalcoolique. On pouvait faire le même constat chez les jeunes et les adultes. Nombre d’entre eux se sont rendus à la prière du matin sans aucune protection individuelle. Certains, parés de leurs beaux vêtements, n’hésitaient pas à défier toutes les précautions d’usage pour serrer des mains.

Pourtant, le ministère de la Santé avait redouté un certain relâchement dans la prévention. Il a avait même posté dans ce sens un message à la veille de la fête. « Bonne fête de Tabaski à toutes et à tous ! Le coronavirus est toujours parmi nous. Protégeons-nous en respectant les mesures barrières » Ce message semble être tombé dans les oreilles d’un sourd.

Dans une mosquée de la place, aucun respect des mesures barrières. Pas le moindre masque porté par un fidèle, encore moins des kits sanitaires. La distanciation sociale n’était pas respectée non plus.

Dans une autre mosquée de la commune, c’est debout côte à côte que les fidèles ont accompli la prière dans les conditions normales. Pour eux, la pandémie demeure le cadet de leurs soucis. « Le coronavirus n’est plus d’actualité. Pour l’instant, c’est la fête et on ne pense qu’à ça », laisse entendre un jeune fidèle. Ils sont certainement nombreux à penser comme lui pour n’avoir pas observé les gestes barrières. Sur l’artère qui mène à Sébénicoro en passant par Djicoroni Para, le jalonnement attire notre attention sur le passage du cortège présidentiel.

On pouvait ressentir un véritable engouement chez les tout petits. Oumou et ses camarades ne souciaient guère de la pandémie. L’essentiel pour ces mômes, c’est d‘avoir un peu d’argent à la fin de la journée. Elles ignoraient le risque encouru. Même constat au niveau des transports en commun. Les clients qui empruntaient ces minibus (sotrama), ne portaient pas des masques. Ils n’imposaient pas non plus aux transporteurs la distanciation. Bien au contraire, Ils semblent en faire une course contre la montre.

«Nous avons peur de la maladie. Mais, il faut faire face à certaines charges », explique un chauffeur de Sotrama. Dans ces véhicules de transport en commun, on ignore dans la pratique toutes les règles de prévention.

Ce jour de fête, même dans les causeries, les avis sur le respect des mesures barrières sont partagés. Certains, comme Amadou et ses amis qui festoient sans se soucier de la pandémie, ont décidé de ne pas porter de masques. « La maladie n’existe pas au Mali. Nous n’y croyons plus depuis la levée du couvre-feu. On a d’autres problèmes plus graves que la Covid-19 », déclarent ces jeunes en pleine dégustation de grillades.

Il faut renforcer les mesures de prévention et sensibiliser nos compatriotes pour maintenir la garde haute contre le coronavirus. Parce qu’il est important de ne pas se laisser surprendre par cet ennemi invisible.

Tamba CAMARA

Source : l’Essor

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