Vendredi 14 Décembre 2018

Nous suivre

C'est Qui Ça ?

GAG

Image marquante

Délocalisation imposée du prêche du Maouloud 2018 : Le guide spirituel d’Iqmaldine, Farikou en colère contre le ministre des Sports et celui Affaires religieuses

Après le refus des autorités de leur louer le Stade Omnisport pour les festivités du Maouloud 2018, alors qu’ils avaient entrepris les démarches administratives en bonne et due forme, les fidèles de l’Association musulmane Iqmaldine dirigée par Cheick Oumar Seydou Coulibaly dit Farikou n’ont pas caché leur désapprobation de la décision imposée par deux ministres du gouvernement. Il s’agit de Jean Claude Sidibé, ministre des Sports et de Thierno Amadou Omar Hass Diallo, ministre des Affaires religieuses et du culte. Ils ont pris une décision de délocalisation du prêche du Maouloud du Stade Omnisport au Stade Mamadou Konaté puis l’imposée sans donner de raisons valables et convaincantes. D’où la poussée d’adrénaline, une brusque manifestation d’une colère du prêcheur, Cheick Oumar Seydou Coulibaly dit Farikou.

Rien ne va plus entre le leader spirituel d’Iqmaldine, très en colère, Cheick Oumar Seydou Coulibaly dit Farikou et le ministre des Sports, Me Jean Claude Sidibé et celui chargé des Affaires religieuses et du culte, Thierno Amadou Omar Hass Diallo. Les raisons : le refus

catégorique de ces deux autorités, plus précisément du ministre des Sports, d’accepter la location du Stade Omnisport aux fidèles d’Iqmaldine pour le prêche qui entre dans le cadre de la célébration du Maouloud 2018. Alors que le leader d’Iqmaldine et ses adeptes

avaient entrepris les démarches nécessaires en la matière qui a consisté à adresser une demande à la direction du Stade Omnisport (une demande acceptée) et a payé les frais de location s’élevant à 1.500.000 FCFA (Un million cinq cent mille FCFA). Lequel paiement a

été fait en deux tranches. 500.000 FCFA (Cinq cent mille FCFA), le premier paiement et le deuxième paiement de 1.000.000 FCFA (un million FCFA) a été effectué. Les reçus des paiements existent ! Au moment où les adeptes d’Iqmaldine préparaient l’événement, le ministre des Sports, Jean Claude Sidibé a invité El Hadj Farikou pour une réunion à son cabinet. Le guide a répondu à l’appel, il est parti à la réunion en compagnie de certains membres de l’association religieuse. Au cours de la réunion, après les présentations, le ministre leur a informé que malgré le fait qu’ils ont entrepris des démarches normales et procédé au paiement des frais de location du Stade Omnisport, il est au regret de leur annoncer que le prêche du Maouloud 2018 ne pourra pas se tenir au Stade Omnisport. Il leur a demandé de le délocaliser au Stade Mamadou Konaté. En contrepartie de certaines sécuritaires (location chaises, interruption de la circulation des quatre côtés du Stade Mamadou Konaté, déploiement en nombre suffisant des éléments des forces de sécurité, installation d’écrans géants tout autour du stade pour permettre à ceux qui n’auront pas accès de suivre le prêche etc..)

Malgré tout, à la fois surpris et ébahi, le guide lui demanda les raisons de cette volte-face, il lui a répondu qu’il n’est pas en mesure de lui dire les raisons  réelles de ce retournement de situation et qu’il est tenu par le devoir de réserve. Selon nos sources, le ministre a supplié le guide et ses partisans et leur a demandé d’accepter cette décision de délocalisation à cause de Dieu.

En contrepartie, le ministre a pris l’engagement de prendre des mesures sécuritaires nécessaires et appropriées pour le bon déroulement de l’évènement au Stade Mamadou Konaté. A rappeler que si l’association religieuse a demandé le Stade Omnisport c’est parce que le Stade du Mamadou Konaté est exigu pour contenir les centaines de fidèles du Mali et des pays limitrophes. Au fil des Maoulouds, avec l’affluence, les problèmes sécuritaires se posaient avec acuité, c’est pourquoi El hadj Farikou et ses adeptes ont demandé le Stade Omnisport pour permettre aux fidèles d’assister au prêche dans les dispositions sécuritaires idoines.

Après avoir écouté le ministre, Sidibé, le guide très méthodique, a demandé à ce dernier de lui accorder le temps nécessaire pour informer  ses fidèles. Il a informé ses fidèles. Certains ont piqué la crise, d’autres très remontés ont proféré des menaces. Mais, en responsable

averti, il leur a demandé de se confier à Dieu, de ne pas en rajouter aux problèmes du Mali qui souffre depuis plusieurs années cause de la mauvaise gestion et autres.

Selon nos sources, après le ministre des Sports, c’est celui des Affaires religieuses et du culte, Thierno Amadou Omar Hass Diallo qui a pris le relais, il a pris son bateau de pèlerin et s’est rendu au domicile du leader d’Iqmaldine pour lui prier d’accepter la décision de son homologue des Sports. A l’en croire la décision dépasse leur personne ! « Au nom de la quiétude, de la paix, de l’entente entre les religions, nous acceptons la décision de délocalisation au Stade Mamadou Konaté, malgré le fait que nous avons la vérité de notre côté», lui a-t-il dit. Mais à l’analyse, il y a d’autres raisons à cette décision de délocalisation imposée par les deux ministres. Certaines sources sont formelles, Iqmaldine à travers son chef ne s’est jamais mêlé de la politique politicienne. Il n’est d’aucun bord. Ce jeune leader religieux, indique nos sources, est l’un des rares dans ce milieu religieux infesté à avoir pris ses distances avec les hommes politiques alors qu’il a été sollicité tant de fois. Mais il a dit niet ! Il a résisté à des propositions matérielles et financières colossales.

D’autres sources y voient la main d’autres leaders religieux qui ont peur de la montée en puissance d’Iqmaldine et de son chef. Selon eux, Iqmaldine aujourd’hui ce sont des milliers de membres au Mali et à l’extérieur du pays. A cela s’ajoute la réalisation d’infrastructures (mosquées) à Bamako.

A la vue de tout ce qui précède, les membres d’Iqmaldine mettent les autorités en garde. « Nous demandons à ceux qui dirigent le Mali d’aujourd’hui d’être honnêtes, sincères, loyaux envers le peuple.

Avant eux, d’autres ont géré le Mali, après eux d’autres viendront. Ils feront leur temps et ils partiront ! Ils doivent être justes pendant leur gestion. A Iqmaldine, nous ne faisons pas de politique. Ce qui nous intéresse c’est l’avancée de la religion musulmane. Nous ne faisons pas partie de la race des leaders religieux qui veulent faire plaisir aux hommes politiques. Non ! Nous disons la parole et les vérités de Dieu même si ça dérangent certains religieux à la solde des hommes politiques. Nous ne voulons pas la grâce des hommes mais

nous voulons celle de Dieu et son Prophète Mohamed Paix et Salut sur lui. », a fulminé un responsable d’Iqmaldine.

 

A titre de rappel, actuellement, Cheick Oumar Seydou Coulibaly est en train de connaître une ascension figurante non seulement au Mali mais dans plusieurs pays de la sous-région grâce à sa connaissance et sa maîtrise du Saint Coran. Il s’est fait aussi distingué à travers la particularité de ses  prêches à travers lesquels il ne cesse de dénoncer  certaines pratiques actuelles qui n’honorent pas notre société.  Il est le leader de l’association musulmane Iqmaldine. Ses prêches drainent de nos jours des milliers de fidèles qui sont réceptifs aux messages qu’il véhicule. Il est l’une des valeurs sûres de la religion musulmane dans notre pays. Fait-il des jaloux, est-il envié, les hommes politiques ont-ils peur de son ascension et de sa prise de distance par rapport à leurs bassesses ?

Seydou Traoré

Source: L'Humanité

Commentez avec facebook

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

Binthily Signs

Binthily Signs propose trois grands modèles d’enseignes. Chacune offre une excellente performance en fonction de votre commerce et des prix défiant toute concurrence : 

Lire la suite

Vents de Chine

Blog

Lettre ouverte de Doumbi Fakoly à IBK : « La malédiction des Morts et des Vivants s’ébranle »

Ibrahima Boubacar Keïta le sais-tu ? La Spiritualité est la gestion du rapport du Monde Invisible au Monde Visible ; car les deux dimensions du temps et de l’espace sont imbriquées l’une dans l’autre ; tout événement dans l’une a des répercussions dans l’autre.

Lire la suite

Ecoutez

 

Mamane
Chronique de Mamane
RFI

Comment gagner une élection

13 Décembre 


Juan Gomez
Appels sur l'actualité

 

RFI

[Vos réactions] Burkina Faso: Sankara et Zongo

13 Décembre

 

 

© Dépêches du Mali 2012 - 2018