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25è FESPACO : AÏDA MADY DIALLO PRÉSENTE SA SÉRIE « BAMAKO, LA VILLE AUX TROIS CAÏMANS »

Les réalisatrices, comédiennes, camera women, maquilleuses maliennes sont nombreuses à cette 25è édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouaga.

Elles sont jeunes dans la plupart des cas, car nombreuses sont celles qui viennent du Conservatoire des arts et métiers multimédia Balla Fasséké Kouyaté (CAM-BFK), de l’Ecole de formation de Boubacar Sidibé et d’Afribone.

Et elles représentent sans doute l’avenir du cinéma malien. Aïda Mady Diallo, qui est d’une autre génération, a commencé par l’écriture. Elle a publié, il y a quelques années, un roman policier intitulé « Kouti, mémoire de sang ». Une saga urbaine où il y avait beaucoup de dialogues.

La structure qui l’emploie, Afribone en l’occurrence, plutôt connue dans la fourniture d’accès internet, a constaté que nos compatriotes sont friands de séries télévisées. Elle décide alors d’effectuer un essai. C’est ainsi que Aïda a écrit et réalisé en 2011 et 2013 les deux saisons de la mini série Karim et Doussou. L’essai est concluant car les téléspectateurs adoptent tout de suite l’œuvre car ils s’y reconnaissent. Afribone avait loué le matériel de l’Agence nationale de communication pour le développement (ANCD) pour assurer la production.  Pour la réalisation de la série télévisée « Bamako, la ville aux trois caïmans », c’est l’équipe technique du Centre national de la cinématographie (CNCM) qui a été sollicitée. Et la chaîne de télévision francophone TV5 a décidé d’aider à la réalisation de la série à travers le système du pré-achat, convaincue à la fois par le scénario écrit par Aïda et surtout la pertinence du thème choisi.

La première saison, diffusée régulièrement sur TV5, depuis quelques temps, est suivie par des millions de téléspectateurs. Elle obtient du coup la sélection à la compétition de la catégorie. Ce qui constitue un succès pour la réalisatrice. Le contenu, selon la réalisatrice, n’est autre que le constat de la vie quotidienne des Bamakois. Elle évoque le conflit de génération entre parents et jeunes qui aspirent à vivre selon leur temps. En effet, trois jeunes filles qui sont des cadres, avec des revenus substantiels, tentent de gagner leur liberté, quitte à aller à la confrontation avec leurs parents respectifs. Pour elle, c’est comme dans les contes : on attend le prince charmant qui ne vient pas. La génération actuelle est un peu plus courageuse. Ce conflit de génération est traité essentiellement à travers les filles : Fifi, Dily et Awa. Le choix des filles est assumé par Aïda. Et elle ne pense pas que cela soit trop osé. « Je n’invente rien, ce sont des choses qui se passent réellement à Bamako », explique-t-elle. Sur le plan esthétique, la série est assez dépouillée. On va directement à l’essentiel, les dialogues sont clairs et simples. Le rythme est assez soutenu et l’intrigue est bien nouée.

Pour faire ce genre de travail, il faut travailler longuement avec les comédiens à la fois les textes, dans leurs jeux respectifs et même dans la mise en scène. Ce rôle de direction des acteurs incombe normalement à un spécialiste. Mais dans nos productions où il y a peu de moyens, l’auteure qui est en même temps la réalisatrice, est obligée de faire. La deuxième saison de Bamako, la ville aux trois caïmans, est déjà en chantier. Plus de la moitié des épisodes est déjà terminée. Elle fonctionne comme les grandes productions, c’est-à-dire que le tournage d’une ou de quelques épisodes est aussi suivi du montage. Aïda Mady Diallo n’entend pas s’arrêter en si bon chemin. Elle réfléchit déjà à un long métrage dont le scénario est fin prêt. Quant à Afribone, sa structure productrice, elle travaille à valoriser ses acquis et continue à acquérir du matériel de tournage de post production.

Y. DOUMBIA

Envoyé spécial

Source : L’Essor 

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