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Manuscrits anciens : SAVAMA-DCI ET L’IRCICA SIGNE UNE IMPORTANTE CONVENTION

Cette cérémonie concrétise l’implication de l’OCI à travers l’IRCICA  en faveur de la promotion du patrimoine culturel malien. Lors de la conférence des présidents des parlements de l’Organisation de la Communauté Islamique (OCI), tenue à Bamako les 27 et 28 janvier dernier, l’ONG SAVAMA-DCI ou Sauvegarde et Valorisation des Manuscrits anciens et Défense de la Culture Islamique a été l’objet de nombreuses sollicitudes.

Le Coordinateur de l’ONG, le Dr Abdoul Kader Haïdara et le directeur du Centre de recherche sur l’histoire, l’art et la culture islamique (IRCICA), le Dr Halit-Eren ont signé une convention de partenariat.

Elle précise la contribution financière de cette institution pour la prise en charge du salaire  d’une partie des agents de la SAVAMA-DCI en charge de la numérisation des manuscrits.

Le montant de la subvention s’élève à 32,4 millions de francs CFA. Une véritable bouffée d’oxygène pour l’ONG, dont les manuscrits ont été transportés à Bamako depuis 2012. Le financement permet de faire le travail de numérisation dans de bonnes conditions. Le prochain volet de la collaboration, en cours d’élaboration, concernera le projet  de construction  et de gestion d’un centre de restauration des manuscrits anciens au Mali.

Le projet est dénommé « Hôpital des Manuscrits ». Il associera l’IRCICA, une institution spécialisée de l’OCI, le Ministère de la Culture et l’ONG SAVAMA-DCI. On ne peut que se féliciter de cette importante  implication de l’OCI à travers l’IRCICA  en faveur de la promotion du patrimoine culturel du Mali.

Le monde de la culture souhaite vivement que d’autres initiatives du genre voient le jour afin de contribuer à la préservation du précieux héritage culturel que sont les manuscrits anciens.

Le Mali, en tant que membre de l’OCI, bénéficie de plusieurs axes de collaboration avec cette organisation dont la culture. Le Dr Halit-Eren, lors de sa visite il y a quelques mois à Bamako, s’était rendu au siège de l’ONG à Baco-djicoroni.

Le Dr Eren s’est dit très heureux d’être  au Mali. Il est convaincu que ce pays a compris que le développement passe par la culture.

Les relations entre l’IRCICA et le Mali,  sont à leur début à travers cette visite de prise de contact. Le Dr Eren se dit confiant quant à leur développement futur.

Sur le travail abattu par SAVAMA/DCI, l’auguste visiteur reste enthousiaste. Il estime que les gens ne mesurent pas encore la portée de cette œuvre. Avec le temps, la valeur réelle de ce travail sera reconnue. L’hôte du Mali a pris le temps de déchiffrer un manuscrit écrit en langue Turc, son pays d’origine, que lui a présenté le Dr Abdel Kader Haïdara, coordinateur de SAVAMA/DCI.

Ce document est la preuve qu’une relation intellectuelle forte lie la Turquie et le Mali.

Y. DOUMBIA

Lutte contre le trafic illicite des biens culturels : LES SOLUTIONS DES EXPERTS MALIENS

Le Bureau de l’UNESCO à Bamako, en collaboration avec la Direction nationale du Patrimoine culturel et la Mission culturelle de Tombouctou, a organisé les 17 et 18 février 2017, à Tombouctou, un atelier de renforcement des capacités à  lutter contre le trafic illicite des biens culturels du Mali. L’atelier a fait l’état des lieux  du pillage et du trafic des biens culturels du Mali. Les experts ont proposé des pistes d’action pour minimiser ces deux fléaux.

Malgré les avancées remarquables et l’espoir suscité après la réhabilitation du patrimoine culturel, force est de reconnaitre qu’il reste des efforts à consentir en matière de sécurisation des sites du patrimoine mondial réhabilité et l’élaboration d’un plan de gestion permettant d’assurer la conservation du bien culturel ».

Le chef du Bureau de l’UNESCO à Bamako a remercié les autorités de Tombouctou pour leur implication dans les actions de l’UNESCO. Il a associé à cet hommage le ministère de la Culture, les communautés et les participants pour leur accompagnement efficace à l’organisation de l’atelier.

Il a rappelé l’urgence pour le Mali de renforcer les mécanismes existants et la mise en place de stratégies appropriées susceptibles d’aider à éradiquer la destruction des sites archéologiques et le commerce illicite des trésors culturels. Pour lutter contre le phénomène,  le point de vue des communautés locales directement concernées  sera recueilli, en vue de définir et de mettre en œuvre des stratégies locale. Elles pourraient mieux les impliquer dans la mise en œuvre des plans et des programmes adoptés par le gouvernement et les collectivités décentralisées.

Durant deux jours, les participants ont partagé leurs expériences à travers des présentations relatives à l’évolution du pillage et du trafic illicite sur les sites et les régions touchés par les deux fléaux. Les  travaux de groupe ont dégagé les outils et les stratégies de lutte adaptés aux localités concernées.

Ainsi, des propositions concrètes ont été faites pour lutter efficacement contre le phénomène. On peut citer la nécessité d’une sensibilisation et d’une implication accrues des communautés et des décideurs sur le trafic illicite ; le renforcement de la coopération régionale et internationale dans la lutte contre le trafic illicite des biens culturels ; la sécurisation des sites du patrimoine culturel .

Le renforcement de la coordination  et de la concertation nationales et locales entre les parties prenantes ; la vulgarisation et l’application des textes législatifs et règlementaires portant protection, gestion et promotion du patrimoine culturel national ; la formation des jeunes sur la lutte contre le pillage et le trafic illicite des biens culturels.

Source Bureau

UNESCO à Bamako

Source : L’Essor

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