Un militant de Yelema s’insurge contre des propos tenus par Moussa sur un plateau TV : « quand on est pressé comme il l’est, on perd sa lucidité et on choisit la voie qui mène à l’aventure et à l’imposture »

« Mes chères amies, Mes chers amis, chers compatriotes,

Je voudrais, par cette modeste contribution, apporter ma part de vérité à la litanie de contre vérités dont l’ancien premier Ministre M. Moussa MARA a fait montre lors de son passage sur le plateau de AFRICABLE et dans le studio de la radio DAMBÉ.

Que dit M. Moussa Joseph MARA?

Il dit que le Président IBK, le chef de file de l’opposition ne sont plus crédibles pour porter le changement et que l’ensemble du mouvement démocratique serait disqualifié et donc indigne d’incarner et de représenter notre Pays

Quel mépris et quelle arrogance!!!

Il s’en apprend non pas au Président de la République seul, non pas au chef de file de l’opposition seul mais à l’ensemble du Mouvement démocratique malien dont je salue, ici, avec déférence et admiration la lutte héroïque, courageuse et victorieuse qui consacra le pluralisme politique et médiatique.

Justement, c’est ce pluralisme politique qui permît à M. MARA de migrer de l’ADEMA P.A.S.J vers le YELEMA. (c’est son droit)

Justement, c’est ce pluralisme médiatique qui permît à M. MARA de déambuler entre micros pour dire ce qu’il croit être sa vérité.

Je rappelle à M. MARA, s’il le savais, qu’on ne peut pas prétendre à la plus fonction de la République et prôner l’exclusion, se rendre coupable de déni de réalités.

Oui c’est un déni de réalités et de démocratie que de vouloir exclure ceux (personnalités et partis politiques) qui de façon constante de 1992 jusqu’en 2013, cristallisent plus de
Quatre vingt dix pour cent de l’électorat malien.

Je rappelle que la fonction présidentielle exige de celles et de ceux qui veulent l’incarner beaucoup d’humilité, de modestie, de retenue et surtout d’un sens élevé de la responsabilité.

La fonction présidentielle ne s’accommode pas avec une posture belliqueuse, outrageuse ou injurieuse, quand on prétend à la plus haute fonction du pays, l’on doit commencer par rassurer, rassembler et apaiser.

La fonction présidentielle exige de la fidélité et la constance à des convictions, s’accommode difficilement avec l’entêtement, l’opportunisme et l’arrogance.

le 1er Ministre MARA va dans tous les sens, il n’est plus de la majorité, il ne veut pas aller à l’opposition parce que il n’en serait pas le chef de file car ne disposant d’aucun député à la représentation nationale.

En république et en démocratie, on ne se forge pas une légitimité par des invectives ou par des propos à l’emporte pièces mais on se la forge par le suffrage universel.

Quel fut le score de M. MARA à la présidentielle de 2013?

Moins de 3 pour cent. Je rappelle que le peuple souverain du MALI avait placé en tête, en 2013 les deux plus vieux candidats en l’occurrence IBK et Soumaïla CISSÉ contre de jeunes candidats à l’époque dont M. MARA.

Je comprends M. MARA, quand on est pressé comme il l’est, quand on est aveuglé par le pouvoir comme il l’est, quand on est prétentieux comme l’est M. MARA, quand on veut tout, tout de suite et tout seul au mépris de talentueux cadres de son propre parti (YELEMA) qui regorge, il faut le reconnaître, de personnalités valables pétries de compétence dont M.Abdoulaye DIARRA de EDM sa pour ne citer que lui, on perd sa lucidité et on choisit la voie qui mène à l’aventure et à l’imposture. Tel semble être le cas du prétendu MACRON du MALI.

Le passage de témoigne entre générations est un impératif naturel, personne n’y dérogerait, mais il doit se mener dans le respect de nos valeurs sociétales, en douceur et en bonne intelligence avec les aînés dont, encore une fois, je salue le travail remarquable abattu, au prix de leurs vies, au péril de leur liberté afin que ce qui est aujourd’hui SOIT, à savoir la liberté d’expression entre autre.

La jeunesse n’est pas synonyme de vertu et la vieillesse n’est pas synonyme de vice.

En nommant M. MARA premier Ministre, IBK avait adressé un formidable défi à toute la jeunesse malienne mais hélas Moussa nous a gâché la fête par son entêtement, son mensonge éhonté à l’hémicycle Modibo KEÏTA.

L’histoire retiendra qu’il porte la responsabilité morale et pourrait porter la responsabilité pénale du drame de Kidal, qui devait, à notre sens, imposer le profil bas.

On n’incarne pas notre pays dans l’arrogance, dans le rejet de l’autre, dans le reniement permanent de ces convictions.

Le YELEMA YELEMA tout le temps ne porte pas.

J’adresse à M. MARA une invitation fraternelle à venir échanger avec nous sur toutes les questions soulevées ici et au délà sur toutes questions d’intérêt national sein d’un cadre de son choix (radio télévision etc.)

Ensemble tout redevient possible. »

Mamadou Abdoulaye DICKO, jeune militant

76 45 53 83

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