« Si nous disons la vérité en faisant preuve d’humilité et de bon sens, le Mali va se redresser »

La classe politique dirigeante depuis 1960 y compris Moussa Traoré lui même est celle formée par l’USRDA. Que l’ADEMA et ses partis fils aient imposé une culture de parti unique de fait, ne doit étonner personne, pas plus que leur corruption.

Des gens qui osent qualifier Modibo Kéita de démocrate sont d’une mauvaise foi manifeste qui doit inquiéter la jeunesse malienne.

N’est ce pas l’USRDA arrivé au pouvoir à la faveur des élections pluralistes du 19 août 1958 qui a définitivement mis un terme sanglant au multipartisme en assassinat le digne et lumineux africaniste Fily Dabo SIssoko et ses compagnons, et en dissolvant le PSP l’autre parti du pays à l’époque en 1964 ?

N’est ce pas encore l’USRDA qui a instauré les milices contre son peuple et qui ont commis autant d’atrocité ayant précipité le coup de Moussa Traore qui fut applaudit comme le sauveurs avec ses 13 autres compagnons du Comité Militiare de Liberation Nationale (CMLN) par le peuple de Bamako et du Mali le 19 novembre 1968 ?

Le Mali doit prendre une nouvelle voie.

Pendant le débat constitutionnel l’an dernier, certains membres de l’opposition et partisans du NON au référendum, ont parlé de mea culpa, mais pour faire un mea culpa il faut être capable de s’accuser soi même et de se juger sincèrement en identifiant et en reconnaissant ses fautes et ses failles.

Nous sommes à un tournant de la vie de notre nation.

Soit nous continuons sur la même voie suicidaire avec la même hypocrisie, la même cupidité et les mêmes mensonges pur conquérir et conserver le pouvoir, et le Mali continuera à sombrer dans le chaos total peu importe le nouveau locateur à Koulouba. Il faut se débarrasser de la culture de propagande vides, de mensonges politiques éhontés et du gout démesuré pour le confort et le pouvoir, doublé du mépris pour tous les autres n’ayant pas le pouvoir. Une culture politique qui ravage notre pays depuis 1960 et que nous avons hérité de l’USRDA et de ses élèves.

Soit nous disons la vérité en faisant preuve d’humilité et de bon sens, et le Mali commencera à redresser, ainsi nous pourrons léguer une nation nouvelle, généreuse, intègre et libre à nos enfants. Is en auront besoin car le monde continuera à être de plus difficile à vivre avec la montée de l’individualise, la dislocation de la cellule familiale, la pénurie de terres et le problèmes d’alimentation liés à la surpopulation; surpopulation due au développement de la médecine et l’évolution naturelle de l’espèce.

Nous devons changer, et changer radicalement la vision, l’état d’esprit et l’émotion avec lesquels nous appréhendons et exerçons le pouvoir à quelque niveau que ce soit au sein de la nation maline.
Nous n’avons pas une infinité options. Le vol et le mensonge, l’impunité et l’ignorance ne développerons pas le Mali, bien au contraire. Ces fléaux ne sont pas des fatalités. Nous et devons les éliminer. Nous n’avons pas le choix.

Aguibou Koné

Président du Mouvement A Yèlè, Aguibou Koné est candidat à l’élection présidentielle du juillet 2018. Il est Président fondateur de SOS Nature. Il fut Président du Bureau de Coordination de Crise de l’AEEM pendant la révolution de mars 1991, membre de la commission adhoc AEEM – représentant du régime en février 1991.

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