« Cultivez vos propres champs ! », dixit le Pr Clément Dembélé

« Jeunes maliens, Je vous vois un jour tous ensemble dans « le parti du peuple malien » au lieu de vous diviser pour des gens qui n’ont rien donné autre que la désuétude politicienne dans ce pays.

Ne soyez pas porteurs de témoin de cette déception dont vous en êtes victime. Cultivez vos propres champs!!!

La vérité est là:

- S’ils vous aimaient vous auriez une bonne école;
- S’ils vous aimaient vous ne seriez pas en chômage dans ce pays;
- Ils pensaient à vous, ils allaient construire pour vous et vos parents des hôpitaux, des routes, des infrastructures;
- S’ils vous respectaient, ils vous auraient donné le moyen de vivre dans la dignité et la liberté financière…..

Non, Non, Non, ils nous aiment pas, ils nous ont jamais aimé, ils n’ont jamais aimé ni respecté le peuple malien.

Aimons-nous donc nous-mêmes, montrons que nous sommes unis, éveillés, consciencieux, courageux et vraiment libres d’esprit. Soyons désormais ensemble, je dis bien Ensemble pour nous-mêmes et non ceux-là qui nous ont trahi depuis plus de 25 ans, ceux-là qui nous ont volé, ceux-là qui nous ont brisé l’avenir pour vivre dans l’opulence de notre misère!

Le temps est venu, et c’est MAINTENANT TOUS ENSEMBLE POUR DIRE NON, POUR FAIRE NON. Ensemble pour la révolution des consciences ».

Pr Clément DEMBELE

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« Si nous disons la vérité en faisant preuve d’humilité et de bon sens, le Mali va se redresser »

La classe politique dirigeante depuis 1960 y compris Moussa Traoré lui même est celle formée par l’USRDA. Que l’ADEMA et ses partis fils aient imposé une culture de parti unique de fait, ne doit étonner personne, pas plus que leur corruption.

Des gens qui osent qualifier Modibo Kéita de démocrate sont d’une mauvaise foi manifeste qui doit inquiéter la jeunesse malienne.

N’est ce pas l’USRDA arrivé au pouvoir à la faveur des élections pluralistes du 19 août 1958 qui a définitivement mis un terme sanglant au multipartisme en assassinat le digne et lumineux africaniste Fily Dabo SIssoko et ses compagnons, et en dissolvant le PSP l’autre parti du pays à l’époque en 1964 ?

N’est ce pas encore l’USRDA qui a instauré les milices contre son peuple et qui ont commis autant d’atrocité ayant précipité le coup de Moussa Traore qui fut applaudit comme le sauveurs avec ses 13 autres compagnons du Comité Militiare de Liberation Nationale (CMLN) par le peuple de Bamako et du Mali le 19 novembre 1968 ?

Le Mali doit prendre une nouvelle voie.

Pendant le débat constitutionnel l’an dernier, certains membres de l’opposition et partisans du NON au référendum, ont parlé de mea culpa, mais pour faire un mea culpa il faut être capable de s’accuser soi même et de se juger sincèrement en identifiant et en reconnaissant ses fautes et ses failles.

Nous sommes à un tournant de la vie de notre nation.

Soit nous continuons sur la même voie suicidaire avec la même hypocrisie, la même cupidité et les mêmes mensonges pur conquérir et conserver le pouvoir, et le Mali continuera à sombrer dans le chaos total peu importe le nouveau locateur à Koulouba. Il faut se débarrasser de la culture de propagande vides, de mensonges politiques éhontés et du gout démesuré pour le confort et le pouvoir, doublé du mépris pour tous les autres n’ayant pas le pouvoir. Une culture politique qui ravage notre pays depuis 1960 et que nous avons hérité de l’USRDA et de ses élèves.

Soit nous disons la vérité en faisant preuve d’humilité et de bon sens, et le Mali commencera à redresser, ainsi nous pourrons léguer une nation nouvelle, généreuse, intègre et libre à nos enfants. Is en auront besoin car le monde continuera à être de plus difficile à vivre avec la montée de l’individualise, la dislocation de la cellule familiale, la pénurie de terres et le problèmes d’alimentation liés à la surpopulation; surpopulation due au développement de la médecine et l’évolution naturelle de l’espèce.

Nous devons changer, et changer radicalement la vision, l’état d’esprit et l’émotion avec lesquels nous appréhendons et exerçons le pouvoir à quelque niveau que ce soit au sein de la nation maline.
Nous n’avons pas une infinité options. Le vol et le mensonge, l’impunité et l’ignorance ne développerons pas le Mali, bien au contraire. Ces fléaux ne sont pas des fatalités. Nous et devons les éliminer. Nous n’avons pas le choix.

Aguibou Koné

Président du Mouvement A Yèlè, Aguibou Koné est candidat à l’élection présidentielle du juillet 2018. Il est Président fondateur de SOS Nature. Il fut Président du Bureau de Coordination de Crise de l’AEEM pendant la révolution de mars 1991, membre de la commission adhoc AEEM – représentant du régime en février 1991.

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Feu Mamadou El Bechir Gologo : « Mon cœur reste un volcan »

Aux patriotes des générations montantes du Mali, d’Afrique et d’ailleurs au monde, aux jeunes de la famille Gologo, décidés à suivre un itinéraire meilleur que le mien, à mon neveu M. F. D, officier des Douanes, fils ainé de Hawa Keita (Souko), soeur de feu le grand patriote africain, le président Modibo Keïta, je dédie ce modeste recueil, qui se veut une expression sincère de ma révolte permanente devant des faits déjà accomplis, et de notre ardente volonté, de notre courage et de notre vigilance constante pour nous opposer à leur retour.

Mon existence, de son aurore à son crépuscule, a été et demeure encore une passionnante aventure au cours de laquelle, presque sans répit, j’ai défendu de mon mieux l’identité inaltérable de ma case natale, de ma société aux ressources généreuses et intarissables, de ma patrie fière et indomptable et enfin de la culture africaine, dont la source, riche d’inspirations créatrices et fertilisantes pour tous ceux qui se donnent la peine de l’explorer, est restée le socle inébranlable de ma formation.

Aussi, je pense et maintiens que seule la lutte paye et c’est pourquoi je n’ai jamais fréquenté ni toléré la dangereuses minorité des “satisfaites de tout”.

Le peuple est et demeurera sans cesse, aussi longtemps que je vivrai, ma boussole et mon encyclopédie. A ses cotés, qui sont les plus surs abris de l’humanisme réel, je n’hésiterai jamais à emprunter, en toute confiance, la voie de la liberté, de la démocratie vraie, de la justice sociale… Toujours dans l’honneur et la dignité, la foi en soi même et en l’avenir sous le dais solide et perpétuel de la vérité qui est unique et se passe volontiers de parures…

Mamadou El Béchir Gologo

Bamako, juin 1997

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Togo Sitan Cissé : « Je pense qu’il y a beaucoup de 8 mars dans l’année… »

Le 8 mars, c’est la journée des droits des femmes. Je pense qu’il y a beaucoup de 8 mars dans l’année car les droits des femmes, c’est tous les jours. Maintenant, célébrer ces droits des femmes en une journée spécifique est un signe fort. Toutes les femmes devraient faire une prise de conscience de leur situation actuelle à travers le monde. J’ai une pensée particulière aux femmes rurales qui vivent dans les conditions difficiles mais qui se battent à la limite de leurs moyens pour donner de l’éducation à leurs enfants. Le 8 mars devrait être une occasion de faire des réflexions stratégiques et des réflexions de fonds de la situation des droits des femmes à travers le monde. Récemment, on a eu beaucoup de situation de violence au Mali, à travers l’Afrique et même dans le monde. La situation de toutes ces jeunes filles violées, toutes ces femmes battues à mort devrait interpeller les femmes qui ont eu la chance d’avoir un certain niveau d’études et qui travaillent dans le domaine des droits humains. Cette situation doit interpeller les autorités et les hommes sans qui on ne peut pas parler de droits des femmes. Donc pour moi, le 8 mars, c’est une journée de réflexion, de faire le point par rapport à la situation des droits des femmes et de proposer des solutions à toutes ces violences faites à la femme à travers le monde.

Togo Sitan Cissé,

Membre de la société civile, activiste, défenseure du droit des femmes

Togo Sitan

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Doing Business: « un scandale au cœur de la Banque Mondiale »

La démission fracassante de Paul Romer, chef économiste de la Banque Mondiale, suite à ses critiques portant sur le classement Doing Business, fragilise ce rapport qui fait autorité depuis quinze ans.

Selon le célèbre économiste de l’Université de New York, connu pour sa théorie de la croissance endogène, des considérations parfois politiques ont motivé le classement de certains des 190 pays mis en exergue dans ce document particulièrement pris au sérieux en Afrique. Le cas du Chili illustre bien cet état de faits.

Le pays d’Amérique Latine aurait été pénalisé volontairement depuis l’arrivée aux affaires de la socialiste Michelle Bachelet, en 2014. Depuis, le Chili a perdu 20 places, se traduisant par une éviction des IDE.

Doing Business 2017 “(publié fin 2016) a été, par exemple, le premier de la série à se demander avec quelle facilité les entreprises peuvent obtenir un remboursement ou résoudre une erreur après le dépôt de leurs impôts.

Dans ce rapport, le Chili a été classé comme le 120e endroit le plus facile à payer des impôts, quelque 87 crans en dessous de son rang l’année précédente. Aucun autre pays n’est tombé aussi fortement.

À en croire Paul Romer, le seul critère lié aux délais de paiement des impôts exigés aux entreprises ne pouvait suffire pour faire passer le Chili de la 34e (2014) à la 57e place du classement général. Paul Romer remet en cause la fiabilité des quatre dernières éditions.
En fait, la Banque Mondiale, a changé les règles de son classement. La nouvelle méthode sur-pondère les critères mesurables tels que le nombre de jours requis pour créer une entreprise, enregistrer une propriété ou enregistrer des taxes.

En changeant les règles, les classements ont permis une meilleure prestation de certains pays comme l’Inde alors que la Chine, souvent malmenée par le rapport, en appelle à sa suppression.
Paul Romer parle des règles taillées sur mesure. Ce que dément sans détour la BM qui rappelle que les indicateurs et la méthodologie sont conçus sans aucun pays à l’esprit. Pour couper court à la polémique, l’institution financière internationale est décidée à mener sa propre enquête sur les indicateurs du Chili.

Depuis sa prise de fonctions en 2016, l’économiste en chef était en conflit permanent avec les responsables de la BM sur la méthodologie et la rédaction des rapports produits par cette institution financière internationale. Accusant l’équipe Doing Business de mettre un «pouce sur la balance», Paul Romer relance un débat sur le caractère idéologique d’un rapport qui participe de l’uniformisation des politiques économiques dans le monde mais pas forcément de la mise en place de meilleures systèmes de répartition de revenus.

Le rapport note que les 20 pays recevant leurs meilleurs scores (c’est-à-dire les plus favorables aux entreprises) – presque tous des économies avancées – ont un coefficient de Gini plus faible que les 20 pays qui reçoivent les scores les plus mauvais.

Adama Wade, Financial Afrik

Adama Wade est le Directeur de publication de Financial Afrik. Dans la presse économique africaine depuis 17 ans, Adama Wade a eu à exercer au Maroc dans plusieurs rédactions. Il Capitaine au Long Cours de la Marine Marchande et titulaire d’un Master en Communication des Organisations, Adama Wade vit entre Nouakchott et Dakar.

Photo Adama Wade

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Quand l’histoire donne raison au « King »

L’unité, la construction citoyenne, la liberté, l’égalité, la justice sociale sont autant de valeurs prônées par Martin Luther King. Jeff Kelly Lowenstein, journaliste d’investigation et Professeur à l’Université de Colombia, revient sur l’immense héritage sociétal légué par l’apôtre de la non-violence à l’humanité entière en le confrontant au contexte américain sous Trump.

« Dr. Martin Luther King, Jr.’s 1967 assertion that the moral arc of the universe is long, but bends toward justice may be his most well-known quote about the nature of time.

Drawing on the words of nineteenth-century Massachusetts abolitionist Theodore Parker,  King’s phrase moved President Barack Obama so much that he had it woven into a rug in the Oval Office.  In his emotional victory speech after defeating Republican opponent Roy Moore, Doug Jones invoked King’s dictum while telling his supporters they had “helped bend” the arc during his senatorial campaign.

Yet as uplifting as the quote may be, it is not the most useful guide during the Trump presidency.   Instead, we should heed words King had written more than four years earlier on scraps of paper while inside a Birmingham jail cell.

King was answering “A Call for Unity,” an open letter written by eight white clergymen who made a thinly veiled reference to him while criticizing outsiders.   Citing improvements in the city’s racial climate since the beginning of the year, these religious leaders called the demonstrations being led by King, longtime colleague Ralph Abernathy and legendary Birmingham minister and community organizer Fred Shuttlesworth “unwise and untimely.”

“We do not believe that these days of new hope are days when extreme measures are justified in Birmingham,” they wrote.

King took direct aim in his letter at the notion that time’s passage inevitably heals all ills. “Actually, time itself is neutral; it can be used either destructively or constructively,” he wrote. “ More and more I feel that the people of ill will have used time much more effectively than have the people of good will.”

He penned these words at a difficult point for him and the movement.

Along with Abernathy and Shuttlesworth, he had been roughly arrested on Good Friday shortly after the campaign’s start, one of 29 times he was put in jail.  This meant he was again away from his wife Coretta, who had recently given birth to their fourth child.

Living every day under the threat of death from the time community leaders tapped him to assume the mantle of leadership of the Montgomery Bus Boycott in 1955 had exacted a toll on King, too.  (When President John F. Kennedy was assassinated later that year, King told his wife in an eerily accurate prediction that he would not live to see his fortieth birthday.)

Birmingham’s decisive moment did not occur until early May, after movement leaders heeded James Bevel’s call to have black youth put their bodies in the way of Bull Connor’s fire hoses, batons and police dogs.  The children’s bravery produced iconic images that led to worldwide condemnation.  Their work also played a pivotal role in Birmingham’s leaders agreeing on May 10 to desegregate the city’s businesses and to establish a biracial committee to  improve employment opportunities for Birmingham’s black community.  These young people demonstrated that King was correct when he wrote in his letter to the clergymen that human progress never rolls in on wheels of inevitability, but rather comes through the “tireless efforts” of people willing to struggle for justice.

King’s words echo across the decades as we stand on the cusp of the second full year of the Trump presidency.  Now 89 years old had he lived, King undoubtedly would have opposed Trump’s racially-tinged rhetoric and policies like the tax reform bill that blatantly favors our wealthiest citizens.  Perhaps even more fervently, though, King would have spoken out against Trump’s dual assault on truth and our country’s democratic fabric because they were such fundamental elements of his life and work.  He repeatedly invoked  William Cullen Bryant’s statement that « Truth, crushed to earth, will rise again. » And from his very first speech in Montgomery in December 1955, just days after Rosa Parks’ arrest, to his final address the night before he was killed in Memphis on April 4, 1968, King declared his bone-deep love for democracy and his belief that the transformation of “thin paper to thick action is the greatest form of government on earth.”

So as we pause to reflect the life of the King who gave his life fighting peacefully to have our nation be true to the lofty ideals enshrined in our founding documents, we should read his inspiring dream and his declaration of moral arcs bending inexorably toward a more just universe.  But we should also remember, and be guided by, the sobering words he wrote in jail about time’s neutrality and the need to use it constructively, as well as by the courage and ceaseless effort exhibited by the Birmingham youth who joined him in the struggle to dismantle American apartheid more than a half century ago ».

Par Jeff Kelly Lowenstein

Journaliste/ Auteur/ Editeur/ Professeur à l’Université de Columbia

Jeff

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Être une femme mariée au Mali: un supplice !

Le Mali est un pays bien bizarre. Incompréhensible. Quand tu es étranger et que tu y arrives, tu te dis que les maliens sont des personnes bien gentilles, ouvertes, accueillantes. Surtout les maliennes. Ces mères de foyers qui accueillent tous les enfants comme les siennes. Elles sont impressionnantes. Extraordinaires. Hélas ! La femme est un être inférieur, qui est éduquée en prévision de son rôle de reproductrice et de bonne à tout faire.

Parfois. Quand ils ne travaillent pas à rendre leurs épouses aussi malheureuses que leurs pères se sont employés à rendre leurs mères malheureuses.

Je ne dis pas que le bonheur du foyer n’existe pas pour la femme malienne mariée.  Mais j’évoque seulement cette tradition qui veut qu’une personne qui a déjà vécu les violences dans son foyer s’occupe de l’éducation de sa fille et qu’elle ne fasse que la conditionner pour être le punching-ball de son futur époux.

Dans la majorité de nos sociétés, la femme est un être inférieur, qui est éduquée en prévision de son rôle de reproductrice et de bonne à tout faire.

D’ailleurs, chez certains, pire, ce n’est que de la main d’œuvre pour les cultures. Elle et ses enfants.

Le malien se dit moderne maintenant. Il va à l’école. Sait lire et écrire. Dispose d’une télévision [ et même d’un climatiseur] dan son salon, mais pourtant,  fait vivre sa famille dans des conditions plutôt abordables, mais , malheureusement, n’hésite pas à frapper la personne qu’il nomme compagne.

D’aucuns diront qu’il y a des circonstances atténuantes, le comportement de la femme qui n’est pas nette, trouveront la jalousie aussi comme alibi. Mais ne reprocheront jamais quelque chose à l’animal, qui oublie toute retenue, allant parfois jusqu’à tuer sa femme. Nous avons vu des cas tragiques provoquer l’émoi.

Mariam. Kamissa. Fanta dernièrement, assassinée jusqu’à Koulouba [palais présidentiel], lieu de son travail. Tuée. Assassinées par leurs conjoints.

Certains, politiciens, parlent de la nécessité de s’émanciper pour la femme africaine, sans pour autant chercher à connaitre la vie de ces femmes. [Cc Macron]

On leur reproche les 6/7enfants par femmes. On ne cherche pas à connaitre les conditions dans lesquelles ces enfants sont faits.

Quand la femme se retrouve mariée à un bloc de muscles appelé  » HOMME » être suprême qui pense être le seul à avoir droit à des égards, au bonheur, au plaisir sexuel, elle se retrouve dans une prison, qui n’est même pas dorée.

Quand tu te maries, ces mêmes femmes qui étaient maltraitées, frappées par leurs maris, te conseillent la patiente, t’enrobant dans cette chaine du silence dès que le prince charmant se transforme en tyran, violant.

Tu deviens la propriété de cette personne, qui peut te couper du, t’empêcher même d’exercer un métier si cela lui chante! Ton corps et même ton esprit lui appartiennent.

Tu veux planifier les naissances de tes enfants ?  Il faut qu’il soit d’accord !

Adhérer à une association ? Faut avoir son aval!

Un téléphone ? Son accord est requis même si tacite, car il se donne le droit de te le prendre, regarder ce que tu en fais, te demande des comptes quand des personnes qu’il ne connait pas t’appellent. D’ailleurs, tu ne seras pas étonnée qu’il exige que tu quittes les réseaux sociaux parce qu’il pense que des pervers ( qui te dragueront très certainement) s’y trouvent ou qu’il te fasse une scène parce qu’il t’a appelé et trouvé en conversation avec une autre personne  » pourquoi je t’appelle et je ne te trouve pas ! Tu parlais avec qui?  » te dira-t-il.

Fatouma Harber Touré, Bloggeuse

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Un militant de Yelema s’insurge contre des propos tenus par Moussa sur un plateau TV : « quand on est pressé comme il l’est, on perd sa lucidité et on choisit la voie qui mène à l’aventure et à l’imposture »

« Mes chères amies, Mes chers amis, chers compatriotes,

Je voudrais, par cette modeste contribution, apporter ma part de vérité à la litanie de contre vérités dont l’ancien premier Ministre M. Moussa MARA a fait montre lors de son passage sur le plateau de AFRICABLE et dans le studio de la radio DAMBÉ.

Que dit M. Moussa Joseph MARA?

Il dit que le Président IBK, le chef de file de l’opposition ne sont plus crédibles pour porter le changement et que l’ensemble du mouvement démocratique serait disqualifié et donc indigne d’incarner et de représenter notre Pays

Quel mépris et quelle arrogance!!!

Il s’en apprend non pas au Président de la République seul, non pas au chef de file de l’opposition seul mais à l’ensemble du Mouvement démocratique malien dont je salue, ici, avec déférence et admiration la lutte héroïque, courageuse et victorieuse qui consacra le pluralisme politique et médiatique.

Justement, c’est ce pluralisme politique qui permît à M. MARA de migrer de l’ADEMA P.A.S.J vers le YELEMA. (c’est son droit)

Justement, c’est ce pluralisme médiatique qui permît à M. MARA de déambuler entre micros pour dire ce qu’il croit être sa vérité.

Je rappelle à M. MARA, s’il le savais, qu’on ne peut pas prétendre à la plus fonction de la République et prôner l’exclusion, se rendre coupable de déni de réalités.

Oui c’est un déni de réalités et de démocratie que de vouloir exclure ceux (personnalités et partis politiques) qui de façon constante de 1992 jusqu’en 2013, cristallisent plus de
Quatre vingt dix pour cent de l’électorat malien.

Je rappelle que la fonction présidentielle exige de celles et de ceux qui veulent l’incarner beaucoup d’humilité, de modestie, de retenue et surtout d’un sens élevé de la responsabilité.

La fonction présidentielle ne s’accommode pas avec une posture belliqueuse, outrageuse ou injurieuse, quand on prétend à la plus haute fonction du pays, l’on doit commencer par rassurer, rassembler et apaiser.

La fonction présidentielle exige de la fidélité et la constance à des convictions, s’accommode difficilement avec l’entêtement, l’opportunisme et l’arrogance.

le 1er Ministre MARA va dans tous les sens, il n’est plus de la majorité, il ne veut pas aller à l’opposition parce que il n’en serait pas le chef de file car ne disposant d’aucun député à la représentation nationale.

En république et en démocratie, on ne se forge pas une légitimité par des invectives ou par des propos à l’emporte pièces mais on se la forge par le suffrage universel.

Quel fut le score de M. MARA à la présidentielle de 2013?

Moins de 3 pour cent. Je rappelle que le peuple souverain du MALI avait placé en tête, en 2013 les deux plus vieux candidats en l’occurrence IBK et Soumaïla CISSÉ contre de jeunes candidats à l’époque dont M. MARA.

Je comprends M. MARA, quand on est pressé comme il l’est, quand on est aveuglé par le pouvoir comme il l’est, quand on est prétentieux comme l’est M. MARA, quand on veut tout, tout de suite et tout seul au mépris de talentueux cadres de son propre parti (YELEMA) qui regorge, il faut le reconnaître, de personnalités valables pétries de compétence dont M.Abdoulaye DIARRA de EDM sa pour ne citer que lui, on perd sa lucidité et on choisit la voie qui mène à l’aventure et à l’imposture. Tel semble être le cas du prétendu MACRON du MALI.

Le passage de témoigne entre générations est un impératif naturel, personne n’y dérogerait, mais il doit se mener dans le respect de nos valeurs sociétales, en douceur et en bonne intelligence avec les aînés dont, encore une fois, je salue le travail remarquable abattu, au prix de leurs vies, au péril de leur liberté afin que ce qui est aujourd’hui SOIT, à savoir la liberté d’expression entre autre.

La jeunesse n’est pas synonyme de vertu et la vieillesse n’est pas synonyme de vice.

En nommant M. MARA premier Ministre, IBK avait adressé un formidable défi à toute la jeunesse malienne mais hélas Moussa nous a gâché la fête par son entêtement, son mensonge éhonté à l’hémicycle Modibo KEÏTA.

L’histoire retiendra qu’il porte la responsabilité morale et pourrait porter la responsabilité pénale du drame de Kidal, qui devait, à notre sens, imposer le profil bas.

On n’incarne pas notre pays dans l’arrogance, dans le rejet de l’autre, dans le reniement permanent de ces convictions.

Le YELEMA YELEMA tout le temps ne porte pas.

J’adresse à M. MARA une invitation fraternelle à venir échanger avec nous sur toutes les questions soulevées ici et au délà sur toutes questions d’intérêt national sein d’un cadre de son choix (radio télévision etc.)

Ensemble tout redevient possible. »

Mamadou Abdoulaye DICKO, jeune militant

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Paradis fiscaux : quatre pays de l’Union européenne méritent d’être sur liste noire, selon Oxfam

Alors que la Commission européenne doit dévoiler sa liste noire des paradis fiscaux le 5 décembre, l’ONG prend Bruxelles de court et énumère ce mardi les 35 pays, hors-Union européenne, qui mériteraient d’y figurer.

Après les « SwissLeaks », les « LuxLeaks » et les « Panama Papers »… les révélations récentes des « Paradise Papers » - sur les pratiques d’optimisation (parfois de fraude) fiscale des grandes entreprises et fortunes de ce monde – exercent une pression supplémentaire sur les décideurs politiques. A ce titre, la Commission européenne, désireuse de frapper « au portefeuilles » les fraudeurs, doit dévoiler le 5 décembre sa liste noire des paradis fiscaux.

L’ONG Oxfam, à la pointe sur cette question, prend Bruxelles de court en désignant ce mardi « les pays qui devraient figurer sur une liste se voulant objective, efficace et crédible », assène-t-elle dans un communiqué.

A partir de trois critères – à savoir la transparence, la fiscalité « équitable » (dont le taux d’impôt sur les sociétés n’est pas nul par exemple) et la participation aux forums internationaux sur la fiscalité -, l’organisation a recensé 35 pays* qui méritent, selon elle, d’être identifiés publiquement comme paradis fiscaux. Sa liste noire inclut la douzaine de pays déjà dans le viseur de Bruxelles, comme l’avait révélé Le Monde début novembre. Elle comprend notamment des territoires sous tutelle du Royaume-Uni, à l’instar de l’île de Man, des îles Caïmans et des Bermudes.

Irlande, Luxembourg, Malte et Pays-Bas

Oxfam a également fait figurer plusieurs pays du continent européen, mais qui ne sont pas membres de l’Union européenne. Il s’agit, entre autres, de la Suisse (dont la révision de sa fiscalité est au point mort) et des anciennes nations yougoslaves : la Bosnie-Herzégovine, l’Albanie, la Macédoine et la Serbie.

L’ONG s’est gardée d’intégrer des Etats de l’UE, car Bruxelles a d’ores-et-déjà assuré qu‘aucun des 28 ne sera inscrit sur liste noire. Oxfam estime pourtant que quatre d’entre eux méritent d’être considérés comme des paradis fiscaux.

On retrouve alors l’Irlande, au milieu du bras de fer entre Apple et la Commission européenne. Le Luxembourg, déjà éclaboussé par les révélations des « LuxLeaks ». L’île de Malte, déjà au cœur des « Malta Files » puis des « Paradise Papers », tout comme les Pays-Bas, dont le système de double domiciliation permet à des grands groupes de s’affranchir de l’impôt en Europe et dans leur pays d’origine.

Oxfam critique d’ailleurs ce choix de Bruxelles de ne pas cibler les acteurs présents à l’intérieur de ses frontières :

« Cette approche nuit considérablement à la crédibilité du processus, car plusieurs États membres comme l’Irlande, le Luxembourg et les Pays-Bas figurent parmi les paradis fiscaux les plus puissants au monde. »

Quid des sanctions ?

Établir une liste noire est une chose, mais pour garantir l’efficacité du dispositif, encore faut-il prévoir des sanctions. Jusqu’à présent, la Commission européenne s’est contentée d’une liste non-publique d’une cinquantaine de pays identifiés comme « suspects » en matière de transparence fiscale. L’objectif était d’entrer en contact avec les Etats concernés pour les inciter à modifier leur législation et de sanctionner ceux qui s’y refusaient.

Les « Paradise Papers » forcent Bruxelles à agir plus rapidement, d’où la publication prochaine de cette liste noire. Pour l’instant, le cadre des sanctions n’a pas été dévoilé. Plusieurs pistes sont à l’étude, « comme une privation des fonds européens pour les pays ciblés, ou des sanctions pour les entreprises qui transfèrent des sommes vers un pays désigné comme paradis fiscal par la liste noire« , selon Europe 1.

Le ministre français de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, a pour sa part proposé sur France 2 que les « États qui n’apportent pas les informations nécessaires pour lutter contre l’évasion fiscale n’aient plus accès aux financements des grands organismes internationaux comme le FMI ou la Banque mondiale ».

Pour d’autres, le fait de figurer sur une liste noire publique est déjà une sanction en soit, car cela ternit l’image du pays vis-à-vis de ses partenaires internationaux.

350 milliards d’euros par an

Les « Paradise Papers » ont permis d’affiner le montant estimé de l’évasion fiscale. D’après les calculs de l’économiste français Gabriel Zucman, professeur à l’université de Berkley (Californie) et auteur des rares travaux sur les paradis fiscaux, 350 milliards d’euros échappent chaque année aux administrations fiscales. Ces pertes se chiffrent à 120 milliards d’euros pour l’Union européenne et 20 milliards pour la France.

Oxfam rappelle que ces scandales fiscaux ne nuisent pas seulement aux pays européens. « On estime que les pays en développement perdent environ 100 milliards de dollars par an à cause de l’évasion fiscale des entreprises », souligne l’organisation. « Un tiers de ce montant suffirait à lui seul pour financer les soins de santé essentiels qui permettraient d’éviter la mort de huit millions de personnes. »

Par Jean-Christophe Catalon, journaliste à latribune.fr 

Jean-Christophe

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Marcel-M. MONIN : « La démocratie n’est pas gênante »

Les sociétés « démocratiques » sont des sociétés dans lesquelles (entre autres) les principaux décideurs émanent directement ou indirectement de l’élection (1). L’élection donne ensuite une légitimité à celui qui doit son poste au vote et une légitimité  à ce que fera ce dernier (2). Elle le protège également -sauf exceptions – (soit en droit, soit en fait) des juges.

Certains candidats peuvent même, au cours de leur campagne électorale, annoncer (astucieusement et à mots feutrés évidemment) qu’en cas d’élection, ils feront en réalité la politique prônée par tel clan ou tel lobby. Ce qui leur permet de pouvoir soutenir, après l’élection, qu’il est légitime … qu’ils ne travaillent pas pour l’intérêt général. (3) (20 B/)

Les effets magiques de l’élection sont si forts, que, par exemple, on entend dire par ceux qui surveillent leurs intérêts en Afrique, que la démocratie « progresse » quand tel dirigeant sort des urnes, pour peu que son élection n’ait pas été précédée  de tueries. Même si / alors même que … les élections ont été truquées.

Seulement, quand on jette un regard sur l’histoire, on se rend compte qu’élections ou pas, les sociétés ont toujours été gérées à la manière des copropriétés.

Dans les ensembles immobiliers, seuls les propriétaires d’appartements ont le droit de se prononcer sur la gestion de leurs biens. Il ne viendrait à l’idée de personne d’inviter avec voix délibérative aux assemblées générales de copropriété, le concierge, les personnels d’entretien ou les occupants non propriétaires. Et ce sont les copropriétaires qui, sur la recommandation de l’un d’eux,  désignent le syndic ; c’est à dire un employé, qui va assurer la gestion des intérêts liés à leur propriété.

Ce schéma est le schéma selon lequel, sauf rares exceptions (dans le temps ou dans l’espace), les grandes sociétés ont fonctionné. Les « possédants » -ceux qui ont des biens à défendre et à gérer- décident de la gestion de leur bien et remettent cette dernière à l’équivalent d’une sorte de syndic. Qui selon le lieu, l’époque ou le besoin, va jouer ce rôle dans un statut de chef d’Etat, de Premier Ministre, de président d’une commission parlementaire, de chef d’un parti et/ou d’un autre, de chef d’une bande armée (là se déroule une guerre civile), de président d’une assemblée territoriale )  (4).

Quand les détenteurs de la richesse d’un pays acceptent que la société fonctionne selon le principe de l’élection, c’est que les résultats des élections ne bouleversent pas l’ordre « naturel » des choses, ordre des choses qui est évidemment le leur.

Un simple regard sur les pratiques passées et actuelles de l’élection, renseigne sur les techniques mises  en œuvre (ici, ailleurs, jadis ou aujourd’hui) pour faire coïncider le contenu des urnes avec les intérêts dont il vient d’être parlé.

L’électorat et l’éligibilité ne sont pas donnés à ceux (appelés ci-après, les gens d’en bas) qui pourraient, s’ils étaient élus, porter atteinte, puisqu’ils sont majoritaires, aux intérêts et aux besoins de la minorité (appelés ci-après les gens d’en haut). (5) L’affaire est enveloppée dans des concepts forgés pour  donner un habillage présentable à la manœuvre ( par ex.  la souveraineté est dite « nationale »)  (6 a).

Lors de la colonisation, les étrangers qui viennent faire des affaires hors de chez eux, ne partagent pas le droit de voter avec les « indigènes »

On accepte le suffrage universel, mais on fait en sorte que les gens d’en bas n’aient pas la majorité dans la chambre qui les représente (la chambre « basse », appelée « chambre des députés » ou « assemblée nationale » selon les époques)

a) On fait du découpage électoral (7) ou on met en place des règles de comptabilisation des votes (appelées « modes de scrutin »)  que l’on modifie en fonction du contexte et du résultat à atteindre (8)

b) Pour le cas où  les gens d’en bas parviendraient malgré les précautions ci-dessus  à avoir la majorité dans la chambre basse, on fait en sorte qu’ils ne puissent pas en profiter : on institue un mécanisme qui  permettra de bloquer la mise en application les textes trop hardis (aux conséquences trop onéreuses) éventuellement votés par les députés  (9).

On truque les résultats.

Les techniques sont variées. On « trafique » les listes électorales, on fait voter des gens qui ne devraient pas voter (des électeurs qui ne se sont pas déplacés, des morts, des électeurs qui habitent ailleurs, mais n’ont pas été rayés de la liste électorale). On perd des urnes, on les remplace par d’autres ou on les bourre (avant le dépouillement on prélève au hasard tant de bulletin et on les remplace par autant de bulletins du « bon » candidat) ; dans les bureaux de votes où un « mauvais » candidat arrive en tête, on s’arrange pour fabriquer et mettre à jour des anomalies qui conduiront le juge de l’élection à ne pas prendre en compte les votes enregistrés dans ces bureaux. On commet des erreurs dans le report du nombre de suffrages obtenus par les différents candidats. « Erreurs » commises par les scrutateurs, ou par les informaticiens (ou leurs logiciels) dépêchés par telle société ayant bénéficié du marché (10) .

On manipule les électeurs en vue de leur faire déposer le « bon » bulletin dans l’urne le jour du vote. Les êtres humains, avec leurs envies, leurs répulsions, et le reste,  sont manipulables.  Il suffit d’étudier leurs « ressorts » et de mettre au point les instruments (comme le font les publicitaires et autres spécialistes du « marketing pour faire acheter) pour les faire voter dans tel sens ou pour telle personne. Tocqueville l’avait d’ailleurs noté : «  ils voteront comme on leur dira » rassurait-il ceux qui se demandaient en 1848 s’il était bien prudent de proclamer le suffrage universel (qui étendait le droit de suffrage aux plus pauvres).

La manipulation qui coûte le moins cher consiste à faire des promesses qui «déclenchent » le vote  (mais qui ne seront pas tenues, souvent pour la raison qu’elles ne peuvent ou doivent pas l’être). Ou à susciter un réflexe sur une question, qui occulte le principal (11).

Le développement des connaissances des individus et sur leurs comportements, a permis de mettre au point des techniques de manipulation moins rudimentaires. Qui exigent, elles, des investissements. Et ce sont les gens d’en haut qui disposent, contrairement aux gens d’en bas, des moyens matériels (12), financiers (12), et des réseaux efficaces (13), qui permettent la manipulation quasi scientifique et en profondeur des citoyens.  Et ce, en permanence, en dehors des périodes des campagnes électorales (14)

A côté des techniques de manipulation des citoyens existent des techniques de manipulation des « responsables ».  Avec la carotte et le bâton comme technique principale de management des élites politiques (15).

Parallèlement, on fait en sorte que les candidats qui sont présentés aux électeurs, soient acquis au « système ». Pour ce faire, il suffit souvent que les leaders des partis, qui vont entraîner les autres, soient acquis à la cause, ou y soient convertis.

Les personnes qui ont un bon « profil » peuvent être attirés, sélectionnés et mis en nourrice. Par exemple, ils sont nommés « youngs leaders », sont invités à se joindre à des réseaux, dont le champ d’action est quasi universel (Trilatérale, Bildelberg, et multiples autres réseaux ayant la même activité et la même finalité). Le tout dans l’harmonie : ceux qui veulent faire carrière et/ ou des affaires font en sorte de se faire remarquer par les réseaux ; ceux qui sont approchés sont ravis de l’avoir été et refusent rarement de renoncer aux perspectives ouvertes par cette marque de considération.

Et, le jour de l’élection, ils bénéficient de l’aide des membres des réseaux : financements, mise en branle des médias qui sont la propriété des membres des réseaux.  (16). Inversement les autres candidats ne bénéficient ni de la couverture financière, ni de la couverture médiatique des précédents.

D’autres techniques existent qui permettent de provoquer la cessation des fonctions (17).

On ne permet pas aux citoyens de s’exprimer sur tout. On réduit le champ du vote.

C’est l’astuce la plus récente qui a été trouvée et qui consiste à mettre ce qui intéresse les « gens d’en haut » (18 a) dans des traités. Traité OMC, Maastricht, Lisbonne, TAFTA, CETA, …   Traités qui ont intégrés  dans l’ordre juridique interne, grâce à l’action personnelle de quelques personnalités clés de l’Etat.  Après quoi, ni les électeurs (avec leur bulletin de vote), ni les institutions de l’Etat (même par le vote de lois), ne peuvent en modifier le contenu. Ce faisant, cette mécanique juridique  enlève «  en douceur » aux citoyens, l’usage de la parcelle de souveraineté dont ils étaient jusque là détenteurs (18 b).

Il n’est pas impossible à cet égard, que certains forgent actuellement le concept de souveraineté « européenne », comme on avait imaginé jadis le concept de souveraineté « nationale ».  Pour fabriquer une deuxième fois des citoyens « passifs » (6 b).

Par un simple mélange de ces « ingrédients », on peut obtenir,  selon le lieu ou l’époque, le produit suivant :  un individu (et une équipe dirigeante) choisis par des groupes de pression, et qui vont ensuite au devant des électeurs. Les  électeurs ayant été de leur côté préalablement sélectionnés en fonction de leur profil, ou / et conditionnés pour voter pour lui / pour eux.  On procède ensuite à un recensement des voix qui n’a aucun rapport avec la composition de la population ou la réalité des votes. Le tout permettant de présenter au peuple (au cours d’un spectacle médiatique)  celui ou ceux qui vont continuer : d’un côté à laisser faire leurs mentors ;  d’un autre, à expliquer aux citoyens que ce qui a été arrêté l’a été dans l’intérêt général (19) …  était la moins mauvaise solution ou la seule solution, dans un monde mondialisé sur lequel ni les dirigeants, ni quiconque, auraient, pas plus que sur Dieu,  la moindre prise … Jusqu’aux prochaines élections.

Synopsis d’un film de science fiction ?

Non,  réalité. On peut trouver nombre de décideurs de premier plan dont la situation correspond à tout ou presque ce qui vient d’être relevé (20). (On laissera chacun mettre un nom sur chaque cas).

Difficile conclusion …

On a pu établir (21) que le système éducatif reproduisait, sous une forme scolaire, les inégalités sociales.  Mais on cherche toujours les moyens de sortir de la situation. Et si on a parfois annoncé qu’on les cherchait (et malgré la pratique d’enseignants nécessairement minoritaires), on n’a pas enregistré les résultats d’ensemble qui infirmeraient la loi ci-dessus.

Dès lors que l’élection reproduit sous une forme politique les mêmes inégalités sociales, se trouve évidemment posée, pour ceux dont le rôle est de décider, la question des techniques qu’il leur faudrait concevoir puis expérimenter, s’ils en avaient l’envie ou l’audace.  Pour que la démocratie connaisse (par exemple, à partir d’élections plus ouvertes et avec plus d’élus non dépendants à un titre ou à un autre du pouvoir économique) un fonctionnement différent. Qui serait jugé plus « satisfaisant » au regard de considérations diverses, morales ou autres.

Mais, dans notre affaire (et comme en matière d’éducation) il leur faudra / faudrait « faire avec » les Hommes … alors qu’on ne peut pas « changer » ces derniers (23). En probablement intégrer dans leur démarche la conscience que des générations futures de « réformateurs » seront nécessairement confrontés de ce fait aux mêmes problèmes (24).

Marcel-M. MONIN

(1) Le concept de « souveraineté » (titulaire du pouvoir de décider en 1789, le « souverain » ce n’est plus le roi, sa souveraineté est transférée) et l’élection sont liés dès l’origine.  Aujourd’hui, l’article 3 de la Constitution de 1958 pose à cet égard que la « souveraineté nationale  appartient au peuple» (en réconciliant les deux concepts antinomiques à l’origine), puis, immédiatement après, traite du droit de suffrage et de ses caractéristiques.

(2) l’article 27 de la constitution française actuelle reprend une vieille règle qui vise à affranchir les élus de tout lien avec des tiers quels qu’ils soient (mandat dit « représentatif »).  Cette règle se trouvait déjà dans plusieurs décisions et instructions de Louis XVI pour le déroulement des travaux des Etats généraux de 1789, compte tenu des nécessités du moment. Il se trouve que la règle a très rapidement sous un certain rapport, contre les électeurs voués à donner des « chèques en blanc » sur le fond des questions (v.  la déclaration de Condorcet à l’une des séances de la Convention : «  mandataire du peuple, je ferai ce que je croirai le plus conforme à ses intérêts. Il m’a envoyé pour exprimer mes idées, non les siennes ; l’indépendance absolue de mes opinions est le premier de mes devoirs envers lui »). Le caractère représentatif du mandat a joué dans les rapports de l’élu avec ses électeurs, mais pas à l’égard des groupes de pression.

(3) Le candidat N. Sarkozy avait annoncé durant sa campagne électorale (2007) qu’il userait de ses prérogatives de chef d’Etat pour faire annuler (ce qui était par ailleurs désiré et préparé par certains  https://fr.wikipedia.org/wiki/Groupe_Amato ) le résultat du référendum de 2005 (rejetant le projet de constitution européenne). Le candidat E. Macron a annoncé pendant sa campagne (2017) qu’il utiliserait les mêmes prérogatives pour procéder à l’abrogation   (qui était attendue par certains depuis un certain temps : http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2016/02/19/droit-du-travail-une-reforme-directement-inspiree-des-propositions-du-medef-et-de-la-droite_4868716_4355770.html ) de quelques principes sur la protection des salariés qui avaient été progressivement reconnus dans diverses lois de la République.

Ces politiciens ont dit et ont fait dire après leur élection, que leurs abrogations étaient légitimes dès lors qu’ils avaient « annoncé la couleur » pendant leur campagne électorale. L’un et l’autre donnant à leur élection une fonction (magique) de légitimation de décisions.

NB. D’un point de vue juridique, mais c’est une autre question, l’argument ne « tient pas ». (Et … heureusement : un individu qui aurait promis pendant sa campagne de faire euthanasier les personnes présentant certaines caractéristiques, ou qui se serait engagé à transformer la France en colonie d’un pays suzerain -cas concret moins théorique que le précédent-, est-il fondé faire ces ignominies, dès lors que l’élection est passée sur les promesses de campagne ?) …  L’argument ne  tient pas … ne serait-ce que parce que les actes du président de la République et même ceux du parlement sont soumis à des contrôles et peuvent être « annulés ».  (Au moins tant que le juge administratif accepte de contrôler les décisions du président de la République -et qu’il ne les qualifie pas d’« actes de gouvernement »- et dans la mesure où le Conseil constitutionnel juge opportun de déclarer une loi « non conforme » … ).

(4) Quand on aborde ces questions, on traite des banquiers, des industriels, de leurs réseaux, de leurs techniques de recrutement de leurs agents, de leurs « hired hands »  https://www.youtube.com/watch?v=1Atyvt9TlcQ&t=1034s , ,  et de leurs groupes de pression. ( https://www.youtube.com/watch?v=BywKi8jAIag ). Et on aime à s’offusquer de ce que ce sont eux « les maîtres du monde ». (https://www.youtube.com/watch?v=AynLYLWya4g).

Mais les banquiers, les industriels, ceux qui tirent leur niveau de vie de stocks options, de primes de résultat … c’est à dire de l’état du droit, ne peuvent arriver à leurs fins que pour autant qu’ils trouvent des individus, qui, aux postes clés de l’Etat (ceux qui font voter les lois et signent les ordonnances et les décrets) sont d’accord pour leur donner satisfaction. NB. Ce paramètre de l’implication personnelle et consentie est souvent ignoré.  A part les quelques formules lapidaires (« untel est le président des riches »), qui peuvent séduire quelques électeurs. Mais qui ne sont pas de nature à casser le lien de « complicité », quand il existe, entre les personnes investies d’une charge publique (qui se moquent d’ailleurs de ces quolibets) et celles qui détiennent le pouvoir économique.

A contrario : le pouvoir politique qui exprime sa non soumission au pouvoir économico-financier  : https://www.youtube.com/watch?v=nJZYdiWkC7A  ;

Et quand la frontière entre le politique et l’économique n’existe plus dans le droit il peut devenir difficile pour les individus investis d’une charge publique de savoir où et pour qui s’arrête l’usage de leurs compétences officielles. V. dans les ouvrages, documentaires ou articles de journalistes d’investigation, les mises en cause de plusieurs personnages de l’Etat qui auraient eu des hésitations malheureuses sur la notion de limite : – « avec les compliments du guide » Ed. Fayard ; -  http://boutique.arte.tv/f9280-argent_sang_democratie; https://www.mediapart.fr/biographie/fabrice-arfi?page=1 , … etc… etc…

(5) Les députés des Etats Généraux de 1789 qui rédigèrent la déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789, et la Constitution du 3 septembre 1791 veillèrent à se protéger du « peuple » (qui était miséreux, et qui par voie de conséquence, risquait d’avoir des revendications onéreuses…). Tout en proclamant l’égalité, ils ont établi le suffrage censitaire (on n’est électeur que si l’on paie certains impôts au delà du seuil fixé), et ont habillé l’opération dans une théorie dite de la souveraineté « nationale », engendrant à son tour, le concept d’électorat « fonction ». Ainsi, être électeur comme être élu, constituaient selon les habiles théories ad hoc du moment, des fonctions que l’on n’avait le droit d’exercer que si l’on satisfaisait aux conditions imposées (par ceux qui y avaient précisément intérêt). Comme on appela « actifs » les citoyens qui avaient accès à la vie politique, et « passifs », les autres.

Le système de la Restauration donne concrètement une idée du résultat (et de  « l’intérêt ») du régime censitaire. A l’époque, il n’y avait pas d’impôt sur le revenu. Les conditions de fortune portaient sur la patente et l’impôt foncier. Ne pouvaient être électeurs que les personnes qui avaient 30 ans (âge où l’on était mûr et serein à l’époque)  et qui payaient trois cents francs d’impôts. Cette règle donnait 90 000 électeurs pour tout le pays. Le département de la Seine (qui recouvrait Paris et les communes limitrophes, jusqu’à la frontière de l’ancienne « Seine-et-Oise »), qui était déjà riche, comptait 11 000 électeurs. La Corse qui était déjà officiellement pauvre, n’en comptait que 40. La majorité des départements avait entre 900 et 1 200 électeurs.

Ne pouvaient devenir députés que les citoyens qui avaient 40 ans (âge où les excès d’enthousiasme réformateur n’étaient plus à craindre) et qui payaient au moins 1 000 francs d’impôts. Le nombre d’éligibles varia de 14 500 à 16 000 pour toute la France. Dans certains départements, le nombre d’éligibles était ridiculement faible. Alors, ceux qui voulaient se présenter devaient se « débrouiller » : tel haut fonctionnaire en retraite prenait une patente ; telle personne achetait un immeuble, suffisamment cher de manière à pouvoir payer l’impôt foncier, mais signait chez le notaire une contre lettre annulant la vente ; des amis se groupaient pour acheter une propriété à celui qu’ils souhaitaient voir siéger (cas de Dupont de l’Eure en 1864). Par ailleurs, avant que l’on ne découvre les « bienfaits » du découpage électoral, des dégrèvements fiscaux enlevèrent à certains la qualité de candidat potentiel voire d’électeur, tandis que des majorations permettaient à d’autres, mieux pensants et mieux votants, de devenir électeurs. Dans ce contexte, la « campagne électorale » consistait, un peu comme aujourd’hui pour les élections sénatoriales, à aller trouver les (rares) électeurs et à établir des liens de « clientélisme ». De leur côté, préfets et autres administrateurs, pouvaient, notamment par l’effet de promesses de subventions, inciter les quelques centaines d’électeurs à voter pour le candidat du gouvernement.

Au total, avec son système censitaire, la Restauration n’a pas été seulement le régime qui a vu la royauté se rétablir. Elle a surtout donné le pouvoir aux détenteurs de la richesse.

Tout se passait comme si, aujourd’hui, on voulait réserver l’électorat aux personnes qui paient l’impôt sur les grandes fortunes, et on réservait le Palais Bourbon (siège de l’Assemblée nationale) aux millionnaires.

L’avènement du suffrage universel a juridiquement donné, du point de vue abordé ici, l’accès à la députation aux non possédants. La conservation des avantages et de la maîtrise économique et financière a alors pris d’autres formes, qui ont transcendé le clivage « gauche-droite ».

(6).Le tout dans le contexte de ce qui pourrait être analysé comme un changement insidieux de civilisation et ou ( à tout le moins) de modèle politique. Que l’on peut dépister à travers le vocabulaire devenu à la mode. Jadis, il était admis que le rôle des gouvernants était de veiller à l’harmonie dans la société, à l’intérêt général, au bonheur (USA). Aujourd’hui le rôle du politique est plutôt, ainsi qu’on le martèle sans cesse et partout, de se mettre au service de la « compétitivité des entreprises » (donc au service de ceux qui vont pouvoir engranger les bénéfices). Au concept d’intérêt général on substitue le concept de réussite individuelle et de plus grandes fortunes du pays ou du monde.  Au concept  de régulation, on substitue le concept de ruissellement. Au concept de loi de l’Etat, on substitue celui de loi des marchés. Les « services publics » et leurs « usagers » laissent la place aux « entreprises » et à leurs « clients » (parmi lesquels l’Etat avec les partenariats publics-privés ou lorsqu’il loue la monnaie aux banques privées -sous la forme des emprunts assortis d’intérêts de l’art. 123 du traité de Lisbonne-).  Etc…

a) On a vu dans la note précédente que le concept de souveraineté « populaire » a longtemps dérangé. Et que l’on avait préféré celui de la souveraineté « nationale ».  On remarquera que les politiciens qui défendent le contenu des traités européens, et qui ne veulent pas que les peuples en remettent le contenu en cause (en recouvrant leur droit de vote), développent le concept de «  souveraineté européenne ». Et qualifient de « populistes » (mot devenu un sobriquet, renforcé dans sa connotation négative, par l’image subliminale du fascisme. http://fr.euronews.com/2016/09/09/l-utilisation-du-terme-populiste-devient-problematique ), ceux qui voudraient que les électeurs recouvrent la possibilité de décider avec leur bulletin de vote, de la politique économique et d’en changer si cela leur chante.

b) On devra surveiller les avancées du concept de « souveraineté européenne » et voir s’il ne tend à promouvoir la résurrection des vieux concepts à l’appui de la mécanique en cours de fonctionnement : les citoyens seraient des « citoyens passifs » dans la zone économique européenne, et ne seraient, sous cette réserve d’ailleurs, des « citoyens actifs » que dans leur Etat. ( https://www.lesechos.fr/monde/europe/030519685966-macron-veut-rebatir-une-souverainete-europeenne-2110905.php  )

(7) En fonction de la composition sociologique de la population selon les quartiers, on répartit les électeurs entre tel ou tel bureau de vote, de manière à ce que les gens d’en bas aient le moins d’élus possible, même s’ils sont majoritaires en voix. (v. nos explications dans «  Textes et documents constitutionnels depuis 1958. Dalloz-Armand Colin).

Durant la colonisation de l’Algérie, on a mis, dans la même logique, et pour les mêmes fins,  les « indigènes » dans un deuxième collège (http://fresques.ina.fr/independances/fiche-media/Indepe00045/les-elections-a-l-assemblee-algerienne.html).

Toujours dans  la même logique et en vue du même résultat, on peut localement éviter de subir le vote des électeurs d’en bas en refusant de construire des logements sociaux. Quitte à payer l’usage de cette faculté. Les municipalités qui attirent les électeurs du bas en construisant des logements sociaux, rendent service aux municipalités conservatrices en débarrassant ces dernières de ces électeurs indésirables.  Et contribuent, pour les élections nationales, à rendre inutiles certaines opérations de « charcutage » électoral.

(8)  sur les modes de scrutin et les critères de choix, v. notamment  notre commentaire de l’article 34 de la constitution ;  op. cité dans la note 7)

(9) Les rédacteurs de la constitution de 1791 avaient pris une précaution contre les éventuels excès de la future assemblée nationale législative : ils avaient donné au roi le droit de geler trois fois un « décret » voté par l’assemblée. Mais ils ne voulaient pas d’une deuxième chambre dans laquelle se seraient retrouvés les privilégiés qui n’auraient pas manqué de (continuer à) s’opposer aux réformes voulues par la bourgeoisie industrielle et commerçante.

Le comportement dictatorial et sanguinaire de la Convention, dont certains membres utilisaient la populace comme masse de manoeuvre, fit naître le besoin d’un organe modérateur, pouvant stopper les excès de la chambre basse.

On commença par le Conseil des Anciens de la constitution de l’an III.

Les consuls, rois et empereurs constituèrent des chambres hautes dans lesquelles ils mirent leurs gens.

Les monarchistes, après la défaite de Sedan, organisèrent un sénat sur lequel ils comptaient pour aider le futur roi à gouverner (d’où le système imaginé pour la dissolution : celle-ci était décidée par le chef de l’Etat dont on avait cru qu’il pourrait, pour ce faire, s’appuyer  sur le Sénat).

Sous la III° République (dont la majorité utilisa le texte dont il vient d’être parlé), le Sénat, qui était conservateur (c’était son rôle) bloqua des réformes. (Et, au lieu de soutenir l’exécutif quand ce dernier voulait dissoudre, contraignit plusieurs gouvernements à démissionner).

Les rédacteurs des constitutions de 1946 et de 1958 jouèrent eux aussi la prudence, et ce d’autant plus que le parti communiste était puissant : ils maintinrent une deuxième chambre. (Ils prirent simplement des précautions pour éviter les oppositions inutiles des sénateurs auxquels ils interdirent notamment de renverser les gouvernements).

(10) Sur (une parodie de) la question, un film humoristique : «  bienvenue au Gondwana » ( à voir dans les salles ou sur internet),

(11) Par exemple, obtenir un vote sur le thème «  les étrangers dehors », … « l’Europe c’est la paix », permet de disposer d’un chèque en blanc pour faire ce que l’on veut y compris pour éluder ou camoufler diverses questions de fond (émission de la monnaie par les banques ou par l’Etat, politique économique fondée sur l’offre ou sur la demande, séparation ou non des banques de dépôt et des banques d’affaires, non ingérence dans les affaires intérieures des autres Etats ou opérations militaires dirigées contre eux, etc…).

(12) Notamment en acquérant la propriété des chaines de radio, de télévision et la presse.

a) On peut déceler sans mal, à travers les programmes de télévision, quelques une des « ficelles » utilisées ( v. Noam Chomsky https://www.youtube.com/watch?v=g6UDiRkfngI ; P. Bourdieu : https://www.youtube.com/watch?v=vcc6AEpjdcY ) : programmes récréatifs qui engendrent l’ignorance et la passivité et tuent la réflexion ; journal télévisé orientant insidieusement l’information et  consacrant une large part du temps d’antenne à des reportages (sur la manière de fabriquer le pain ou de cuisiner tel plat, la gentillesse de tel animal ou la beauté de tel paysage) ; questions politiques traitées comme spectacles avec des débats regroupant des personnages amis et / ou « bien pensants » ( http://www.acrimed.org/Ces-economistes-qui-monopolisent-toujours-les-debats   ; https://www.youtube.com/watch?v=i3NXjvYWS_A   ) qui donnent leur opinion sur l’avenir ou sur l’opinion des autres, indiquent aux citoyens ce qu’il convient de retenir d’un fait ou de comprendre d’une situation.  Et s’ingénient à essayer de rendre inaudibles ou ridicules les personnes (économistes, sociologues, politiciens, géo- politologues) qui tiennent des propos hétérodoxes : V. à travers les réactions d’un politicien, certaines des techniques utilisées sur les plateaux de télévision :  https://www.youtube.com/watch?v=6t6tKEvgeTs

b) Comparer  ( entre autres) : – invité : J ;_L. Mélenchon : https://www.youtube.com/watch?v=UYmzvN86RO8&feature=youtu.be   à comparer avec, invité Eric Ciotti : : http://www.rtl.fr/actu/politique/lr-pour-ciotti-la-candidature-de-wauquiez-peut-sauver-le-parti-de-l-eclatement-7790039385 ).

c) sur « l’information » donnée par les médias lors de certains conflits, notamment avant leur déclenchement :  v. Michel Collon : https://www.youtube.com/watch?v=_jSPkz_0UZw&t=1656s  ;

d) Sur l’information et la manipulation : Natacha Polony : https://www.youtube.com/watch?v=db26_acAeF4 et Noam Chomsky : https://www.youtube.com/watch?v=88BfEcAFCPg

e) Sur certains financements des médias :  https://lespoir.jimdo.com/2014/12/26/de-gaulle-1963-le-peuple-est-patriote-les-bourgeois-ne-le-sont-plus/

f) sur les techniques permettant d’empêcher la diffusion de l’information : https://www.youtube.com/watch?v=laDOwa1gGF0  ; https://www.youtube.com/watch?v=D3QYxBKrLD4

(13) https://www.youtube.com/watch?v=ZoRQ6uW3uoQ  ; https://www.youtube.com/watch?v=jf9cLXOlj3U

NB. Que des personnes qui ont des intérêts à défendre, se réunissent et discutent de stratégies ( Bilderberg  https://www.youtube.com/watch?v=XGeGjYm_wqc , https://www.youtube.com/watch?v=JroOqjHbtiQ  Trilatérale, le siècle, french-american fondation, etc… …) à mettre en œuvre pour défendre leurs intérêts, paraît être dans la nature des choses.  Comme il est dans la nature des choses que l’on trouve des arguments qui séduisent quand on veut obtenir quelque chose.

Mais ce qui « pose problème » s’agissant de la question étudiée (les élections et la démocratie) , c’est que des politiciens se font élire au nom de l’intérêt général, et qu’une fois élus, ils servent des intérêts particuliers de nationaux ou d’étrangers pouvant aller à l’encontre de l’intérêt général ou des intérêts nationaux. Problème particulièrement perceptible quand est dévoilée une situation de conflit d’intérêt.

(14) v. Noam Chomsky « la fabrication du consentement » : https://www.youtube.com/watch?v=jWBPXYePQ64 ; https://www.youtube.com/watch?v=56AbAxw7PIg ;  (https://www.youtube.com/watch?v=W8EWBP1R3zw ). Patrick Champagne «  Faire l’opinion, le nouveau jeu politique » Minuit 1990.

(15) https://www.youtube.com/watch?v=ydaNxoespA0

(16) a) Plusieurs personnes qui semblaient répondre à un ou à plusieurs de ces critères se sont présentées à l’élection présidentielle de 2017. L’analyse chronologique des productions des médias tend à faire penser que les faveurs personnes liées à des réseaux (v. ci-dessus) allaient plutôt à E. Macron -  https://www.youtube.com/watch?v=2D2zWfAbtvs ; : https://www.youtube.com/watch?v=ydaNxoespA0 – ). Les autres impétrants, même s’ils présentaient quelques points communs avec ce dernier,  furent éliminés (primaires contre certains,  lancement du « Pénélopegate » par les médias contre la candidature de F. Fillon) ou renoncèrent d’eux mêmes (A. Juppé qui annonce qu’il ne sera pas le candidat de « rechange »).

b) Beaucoup de présidents africains ont la réputation d’avoir été « fabriqués » ou d’avoir été préalablement acceptés par l’extérieur. (https://fr.wikipedia.org/wiki/Françafrique_(documentaire) . Il en va de même sur d’autres continents, avec d’autres acteurs (v. sur internet).

c) Remarquer aussi que  François Mitterrand, qui a terminé sa carrière sous l’étiquette socialiste,  a réussi à donner un coup mortel au parti communiste, et a pris une part active au placement de la France sous « protectorat » américain (membre du mouvement européen,   https://fr.wikipedia.org/wiki/Mouvement_européen_international    signature du traité de Maastricht    https://www.youtube.com/watch?v=turzi3Zy0dw ) ; à l’abrogation des protections du code du travail : https://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_relative_au_travail,_à_la_modernisation_du_dialogue_social_et_à_la_sécurisation_des_parcours_professionnels ;   http://rmc.bfmtv.com/mediaplayer/video/mitterrand-etait-un-homme-de-droite-a-dit-rocard-ce-que-j-ai-toujours-pense-aussi-il-n-a-jamais-ete-socialiste-il-s-est-servi-du-parti-communiste-jacques-maillot-840621.html

(17) Il existe des techniques simples utilisées de l’intérieur ou de l’étranger selon le cas, pour déclencher le mécontentement des citoyens qui les conduira à éliminer lors de la prochaine votation, le dirigeant qui se refusait à la docilité. Parmi d’autres, des techniques bien connues : la hausse des taux d’intérêts (qui va paralyser ou asphyxier les entreprises qui du coup, vont licencier) peut déclencher du chômage de masse qui sera reproché aux dirigeants. La hausse artificielle du prix des produits importés qui va entraîner le chômage, l’inflation, la baisse du niveau de vie, voire la famine. Comme l’embargo sur des produits ( médicaments, denrées alimentaires, …) ou la baisse – qu’il suffit de provoquer- du cours des matières premières ( pétrole, cacao, ou autres) dont le revenu conditionne le niveau de vie de la population du pays exportateur.

Quand il n’est pas possible de provoquer le départ des gouvernants par la manipulation des électeurs, existent d’autres moyens, ainsi que l’histoire et l’actualité le montrent : – Assassinats ( v. sur internet la liste par continent) ; – financement et soutien accordés souvent de l’étranger ( https://www.youtube.com/watch?v=BH9SHxetO1I  ; https://www.youtube.com/watch?v=LRNKVJ59jIc  ) aux opposants, voire à des bandes armées, souvent composées d’étrangers ( http://www.dailymotion.com/video/xsgyjs )  ,  présentées comme des opposants opprimés au dirigeant « dictateur » qui « viole les droits de l’homme » et « tire sur son peuple », ( https://www.youtube.com/watch?v=tL8JDTQGpdY ) ; -  interventions de troupes étrangères en appui ( au nom d’un « droit / devoir d’ingérence » imaginés par quelques malins à l’encontre  des principes de non ingérence et de non intervention dans les affaires intérieures d’un Etat ) (18 )

a) La loi ne doit -surtout- pas  permettre de jouer le rôle que Lacordaire lui attribuait : « Entre le fort et le faible, entre le riche et le pauvre, entre le maître et le serviteur, c’est la liberté qui opprime et la loi qui affranchit ».

b) https://www.youtube.com/watch?v=W6PSVG_x75M ; https://www.youtube.com/watch?v=_oN-DxnGPZQ

Lorsque des politiciens disent que les citoyens doivent recouvrer l’intégralité de leur droit de vote, y compris la part qui se trouve dans les traités européens, ils sont brocardés comme « souverainistes ». En sous entendant ou en insinuant que, si leurs idées prospéraient, l’Etat se recroquevillerait sur lui-même et les populations seraient contraintes de vivre en autarcie.

(19) Y compris quand l’opération livre des entreprises au contrôle étranger avec à la clef, des conséquences y compris sur la défense nationale ; par exemple : https://www.youtube.com/watch?v=dOnGH9v-oIA ;     https://www.youtube.com/watch?v=0wSPfJ80TzE

(20) A/. Quand les personnes qui détiennent les postes décisionnels « truquent » les élections de manière à ce que les résultats soient ceux qui étaient espérés, il est prévisible que certaines d’entre elles seront tentées d’en tirer au passage quelques avantages, un peu comme si elles « facturaient » leur prestation (conflits d’intérêts, corruption, prise illégale d’intérêts, etc…). https://transparency-france.org/aider-victimes-de-corruption/biens-mal-acquis/   B/. Dans les villages en Afrique, ceux qui pouvaient devenir chefs répondaient à des critères très stricts de moralité. Une fois en place, ils se gardaient d’imposer leur volonté. Dans les assemblées, ils commençaient … par se taire.  Ils recueillaient l’avis de tous, du plus ancien au plus jeune, du plus jeune au plus ancien. Puis ils faisaient la synthèse des positions de manière à ce que tous acceptent une solution raisonnable. Et quand le chef du village s’écartait de son devoir et devenait corrompu, les esprits, comme par enchantement,…  lui retiraient la vie. C/.Quand l’Afrique a importé les modèles occidentaux, avec au niveau national le régime présidentiel (par simple recopiage en série du texte de la constitution française de 1958), les malins ont vu ce qu’ils pouvaient tirer à titre personnel du truquage des élections. La « communauté internationale » s’émerveillant de son côté, des  « progrès de la démocratie » quand l’élection est acquise (sans trop de tueries) et tenant par voie de conséquence et comme il se doit, l’élu comme interlocuteur légitime. Au moins tant que ce dernier accepte de signer des contrats léonins d’exploitation des ressources  du sous sol du pays. Car à défaut, l’élu … n’est pas élu (Gbadbo non, Ouattara, oui ). Ou l’élu devient un dictateur et il est nécessaire de procéder à de nouvelles élections. Qui porteront au pouvoir ipso facto un « démocrate » ou qui donneront une légitimité à celui qui , en attendant, a liquidé son prédécesseur et s’est mis à sa place par la force.

(21) v. notamment les études de P. Bourdieu et de J.-C. Passeron : « les héritiers », « la reproduction » (publiées par les éditions de minuit) et les travaux des chercheurs sur ce thème, notamment ceux du centre de sociologie européenne de l’EHESS ). https://www.youtube.com/watch?v=bv-o9WyHc18

(22) https://www.lesechos.fr/25/05/2016/LesEchos/22198-050-ECH_en-scandinavie–on-ne-badine-pas-avec-l-ethique.htm . L’exemple scandinave pourrait constituer le départ d’une recherche : comment expliquer la différence des « mentalités »  et la différence de réaction en présence de comportements « déviants » ?

(23) Plus ambitieux que les hommes de l’Eglise (pour qui les Hommes sont et demeureront des « pêcheurs »), les Francs-maçons déclarent qu’ils  travaillent à l’amélioration de l’individu et du genre humain. Mais comme les Francs-maçons ne sont pas des spécialistes de génie génétique, les hommes continuent à être des hommes. Ce qui, évidemment, est embêtant : – Pour les hommes qui continuent à faire ce qu’ils ne feraient plus si on les avait améliorés. – Pour la société qui doit trouver sans cesse des parades contre les comportements des uns qui ne peuvent pas s’empêcher de créer des préjudices aux autres. – Pour les Francs-maçons (eux-mêmes non améliorés),  qui sont obligés d’aller chercher dans leurs fraternelles ( http://www.souslavouteetoilee.org/article-un-avatar-ma-onnique-les-fraternelles-117219898.html ; http://www.lexpress.fr/informations/le-dessous-des-affaires_636587.html ) ou dans d’autres groupements plus profanes ( https://www.valeursactuelles.com/politique/emmanuel-macron-et-les-francs-macons-86024  ) de quoi s’occuper en attendant que l’espèce soit améliorée …

(24) On peut toujours imaginer quelques techniques juridiques qui produiraient –peut être, et au moins pendant une certaine durée- des résultats un peu plus satisfaisants d’un point de vue intellectuel ou moral, par rapport à ce que l’on observe. Ou on peut penser que le changement ne viendrait que de l’installation dans les plus hautes charges de l’Etat d’un personnage désintéressé par l’argent, ( comme de Gaulle, Sankara – et quelques rares autres hommes d’Etat sur divers continents- ) qui serait sourd au chant des sirènes et qui n’aurait en tête que le service de l’intérêt général et la dignité de l’Etat. Etant entendu, en démocratie,  qu’il faudrait les deux : qu’un personnage d’exception désintéressé puisse imposer et bénéficier – au moins jusqu’à l’expiration de son mandat- de nouvelle règles du jeu (système de 1958 avec de Gaulle « aux affaires »).

Mais il faudrait que le contexte s’y prête. Qu’un « choc » se produise qui engendrerait un renversement des rapports de force (le plus fort –financièrement- n’ayant pas le temps de jouer de sa supériorité eu égard au  contexte) d’où sortiraient quelques changements. Elections miraculeuses ? Coup d’Etat ? Révolution ? …

Et puis les êtres humains étant ce qu’ils sont, il est probable que leurs rapports auront tendance à se reproduire à l’identique (dans l’ordre « naturel » induit par la « loi «  du plus fort) au bout d’un certain temps : les trouvailles institutionnelles étant (comme d’habitude) détournées de leur objet, le dirigeant d’exception gênant pour les affaires étant éliminé (comme d’habitude) soit politiquement, soit physiquement.

Marcel-M. MONIN

Monnin

 

 

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