Dimanche 18 Novembre 2018

Nous suivre

C'est Qui Ça ?

GAG

Image marquante

A la une

Adema et RPM dans le viseur de SBM : Est-ce le début des manœuvres politiciennes pour 2023 ?

Bientôt la guerre de positionnement sera enclenchée, si elle ne l’est pas déjà, entre les différents prétendants à la succession d’IBK à la tête du pays en 2023.

Un homme semble mener la danse, le Premier ministre Soumeylou Boubèye Maiga, alias SBM. Auréolé de sa grande prouesse lors de la présidentielle et reconduit à son poste de PM, SBM a désormais les coudées franches pour tailler à sa mesure les deux grands partis de la Majorité, à savoir l’Adéma-PASJ et le RPM. Pour parvenir à sa faim, il semble mettre à prix la tête de Tiémoko Sangaré et celle de Bocari Tréta. Y réussira-t-il ?

Le PM Soumeylou Boubèye Maiga semble faire de cette célèbre citation de Senghor sa stratégie politique, à savoir que  « le tigre ne proclame pas sa tigritude… il bondit sur sa proie et la dévore ». Sans faire trop de vacarme, il est en train d’infiltrer les deux grands partis de la majorité, afin qu’ils soient acquis à sa cause. Les obstacles à cette ambition seront levés les uns après les autres. C’est pourquoi Bocari Tréta, président du Rassemblement Pour le Mali, RPM et Tiémoko Sangaré celui de l’Adéma sont désormais dans le collimateur  de SBM.

Bocari Tréta fait aujourd’hui l’objet d’attaques en règles pour sa gestion du parti des Tisserands et pour celle de la campagne d’IBK. Ses détracteurs réclament même son départ à l’amiable ou à défaut le débarquer du navire RPM s’il s’accroche. Il serait certainement  loin d’être exempt de reproches, mais son principal défaut, aux yeux de ses détracteurs, serait son ambition. Le maître d’œuvre de cette manœuvre politicienne ne serait que SBM. Il a commencé d’abord par recevoir tous les dissidents du RPM  à l’ASMA- CFP et la finalité serait  de conquérir le RPM.

Quant à Tiémoko Sangaré, président de l’Adéma, il serait  dans le champ de tirs de SBM, puisqu’il est l’obstacle à l’ascension politique du PM. Sa première tentative de réduire Tiémoko Sangaré à sa plus simple expression, était de l’empêcher de rentrer dans le gouvernement après la réélection d’IBK. Ayant lamentablement échoué, parce que Tiémoko Sangaré a été renforcé dans le gouvernement avec le stratégique ministère de la Défense,  il est en train de créer un vide autour de lui pour l’affaiblir et l’avoir à l’usure. M. Sangaré semble être  aujourd’hui décrié par ses camarades qui n’ont pas compris pourquoi il n’a pas fait la promotion des cadres de son parti au lieu de penser à lui-même. Le dernier acte qui a frustré les partisans de Tiémoko Sangaré est le renouvellement du cabinet de la ministre des Mines, qui a débarqué sans aucune autre forme de procès tous ceux qui avaient été nommés par M. Sangaré. Selon certaines informations proches de la Ruche, Mme Lelenta Awa Ba aurait pris l’engagement de maintenir le staff mis en place par Tiémoko Sangaré. Alors qu’au même moment, SBM fait la promotion des cadres les plus influents de l’Adéma. Aujourd’hui, on susurre même un congrès extraordinaire pour débarquer Tiémoko Sangaré à la tête de l’Adéma au grand bonheur de SBM.

En somme, penser à la succession d’un président qui vient d’être réélu, semble être une ambition démesurée, car en politique personne ne pourrait deviner de quoi demain sera fait. Le PM n’aura pas besoin de toutes ces manœuvres s’il arrivait à satisfaire à la demande sociale, à créer des emplois pour les jeunes, à améliorer les conditions de vie des travailleurs et à résoudre la question sécuritaire.

      Youssouf Sissoko

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Source : Infosept

Commentez avec facebook

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

Binthily Signs

Binthily Signs propose trois grands modèles d’enseignes. Chacune offre une excellente performance en fonction de votre commerce et des prix défiant toute concurrence : 

Lire la suite

Coup d'gueule

Issa N’Diaye à propos de la démocratie au Mali : « Le système électoral malien souffre d'un problème de légitimité »

Blog

 

Cheick Boucadry Traoré : « La gouvernance malienne est en crise.

… Une décentralisation inefficace, coercitive et non démocratique »

« Notre conviction est qu’il faut transformer le Mali au niveau de ses structures politiques et sociales artificiellement édifiées dans l’intérêt d’une classe politique corrompue et capricieuse et une soi-disant communauté internationale qui continue à traumatiser notre pays

Lire la suite

Ecoutez

 

Mamane
Chronique de Mamane
RFI

B comme base

16 Novembre


Juan Gomez
Appels sur l'actualité

 

RFI

[Vos réactions] La Libre Antenne

16 Novembre

 

 

© Dépêches du Mali 2012 - 2018